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le 22/11/2006 à 18h12

Monaco, le renouveau ?

En championnat, l'AS Monaco reste sur trois matches sans défaite et s'est désormais hissée hors de la zone de relégation. Doit-on y voir les conséquences de l'arrivée de Laurent Banide aux commandes ?

Une attaque plus performante

Sous les ordres de Laszlo Bölöni, Monaco n'avait jamais inscrit plus de deux buts lors d'un même match. Ses rares succès, contre Sedan (4ème journée) et Le Mans (8ème journée) l'avaient été sur un but d'écart (2-1 à chaque fois). Avec 9 buts en dix journées, l'attaque monégasque était même l'avant-dernière de Ligue 1 lorsque Laurent Banide a remplacé le technicien roumain. Depuis, les coéquipiers de Flavio Roma ont marqué 6 fois en quatre rencontres, pour une moyenne de buts par match nettement supérieure : 1,5 contre 0,9 sous Bölöni. Surtout, ils restent sur des matches pleins sur le plan offensif, avec leur premier gros score de la saison à Troyes (4-0) et encore deux buts inscrits contre Lorient (2-2).

La progression du secteur offensif est peut-être due, entre autres, à la blessure du Tchèque Jan Koller. Sans faire insulte à l'attaquant tchèque, qui démontre encore son talent en équipe nationale, son absence depuis un mois permet au jeu offensif de l'ASM d'être plus varié. Jusqu'alors, ses coéquipiers se sentaient un peu obligés de «balancer» de longs ballons à son adresse, alors que la réussite le fuyait. Avec Gakpé désormais titulaire à chaque match, Banide dispose d'un joueur capable de faire jouer ses partenaires (6 passes décisives en L1). Le retour de Camel Meriem, totalement oublié par Bölöni (pas une minute jouée !) mais relancé par son nouveau coach, a également fluidifié le jeu de l'équipe.

Un meilleur état d'esprit

Il y a des détails qui peuvent vouloir dire beaucoup : le week-end dernier, contre Lorient, Monaco a ouvert la marque avant d'encaisser deux buts au milieu de la première période puis au retour des vestiaires. Il y a quelques semaines, cela aurait sûrement mis fin à tout espoir de retour. Mais cette fois, les Monégasques ont égalisé dès la minute suivante. Après le match, Banide se persuadait que cette réaction était de bon augure : «On commence à trouver un certain rythme au niveau du mental. Revenir comme ça, après avoir pris une douche froide en début de deuxième mi-temps, ce n'est pas évident. Mais on s'est remis dans le jeu.» Il se contente de peu, diront certains... Mais au bout, cela a fait un point.

Pour fédérer une équipe, il lui faut des meneurs. Le capitaine Givet avait tenté de réveiller ses troupes juste après le revers enregistré à La Beaujoire contre Nantes (1-0, 11ème journée) mais sur le terrain, c'est Yaya Touré qui prend les choses en main. L'ex-milieu de terrain de l'Olympiakos a ouvert le score face à Lorient samedi sur un nouveau service décisif de Serge Gakpé. Technique, calme devant le but adverse, l'Ivoirien avait déjà inscrit un but le week-end précédent lors de la balade à Troyes (4-0). En outre, la victoire au Mans fin septembre (2-1) portait déjà sa signature puisqu'il avait ouvert le score. Touré est donc directement impliqué dans deux des trois succès de l'ASM de la saison.

Tout n'est pas réglé

Monaco aurait tort de croire que ses soucis sont derrière lui. Trois matches sans défaite, dont deux matches nuls sans gloire, sont insuffisants pour qu'on puise parler de guérison définitive. Et si le club de la Principauté n'est dorénavant plus dans la zone rouge, il le doit moins à ses propres résultats qu'à ceux de ses concurrents directs comme Sedan, incapable de gagner un match depuis deux mois, Troyes, à qui l'ASM a infligé une correction (4-0, 13ème journée) et Nantes, qui ne compte toujours qu'un seul succès depuis que George Eo a succédé à Serge Le Dizet. Ce week-end, les hommes de Laurent Banide se déplaceront à Lille. L'occasion de voir ce qu'ils valent vraiment face à une équipe habituée au podium.

Le contenu-même des derniers matches n'a pas apporté de grands motifs de satisfaction : partager les points à domicile contre Lorient samedi dernier n'était pas glorieux, encore moins lorsqu'on sait que ce soir-là, les Bretons s'étaient montrés les plus entreprenants. Deux semaines plus tôt, déjà à Louis II mais cette fois contre Nice, Yaya Touré et sa bande avaient concédé un autre match nul. Une nouvelle illustration de leurs difficultés sur leur pelouse : avec 2 succès, 2 nuls et 3 défaites, le club du président Michel Pastor présente le pire bilan de L1 à domicile ! La réception de Valenciennes dans dix jours, après un déplacement périlleux à Lille, en dira davantage sur le niveau actuel de Monaco.

Si l'AS Monaco s'est donnée un peu d'air, notamment grâce à sa victoire à Troyes, elle est encore fragile à domicile et peine à s'imposer contre les grosses équipes. Elle doit encore confirmer son redressement.

Par Julien Demets, le 22/11/2006 à 18h12


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