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le 26/12/2006 à 19h29

L'OM paré à décoller

L'OM paré à décoller
Les joueurs d'Albert Emon ont tout connu depuis le début de saison. Un départ canon, une mini-crise, et enfin un parcours en dents de scie qui lui valent aujourd'hui une sixième place prometteuse pour certains, décevante pour d'autres. Les supporters attendent désormais une ascension vers les sommets du classement, avec un tandem Cissé-Ribéry en guide d'altitude.

A Marseille, les avis sont partagés. Entre ambition renforcée et déception, entre optimisme et espoirs déçus. La première partie de saison a fourni son lot de rebondissements. Après deux premiers mois idylliques, la machine marseillaise s'est enrayée, avant de remonter la pente. Péniblement. Le dernier mois de compétition des olympiens aura laissé l'image d'une équipe au potentiel conséquent, mais incapable de se montrer performant sur la durée. Pourtant, l'entraîneur Albert Emon préfère retenir le positif. «Avec 30 points, nous avons réalisé une demi-saison intéressante. Avec 3 ou 4 de plus, ceux perdus à Lens et Nice, cela aurait été une super demi-saison. Les joueurs ont fait le nécessaire pour que l'on reste dans le haut du classement afin d'être plus compétitifs encore après la trêve» , notait-il dans l'Equipe après la victoire olympienne sur Saint-Etienne.

Aujourd'hui 6ème, à 20 points du leader lyonnais, les Olympiens ont encore la Ligue des Champions dans le viseur. Sochaux, surprenant troisième, et donc virtuellement qualifié pour le tour préliminaire, n'est qu'à trois points. L'OM est donc encore à l'affût, grâce à un début de saison de feu, qui l'a vu tenir à dragée haute à l'OL pendant six journées. Emmenés par un Franck Ribéry de feu et par un Mamadou Niang irrésistible, les Phocéens enchaînent alors les victoires jusqu'à la fin de l'été. Auxerre (0-3) et Paris (1-3) ont été mis à genoux chez eux, tandis que Bordeaux, Rennes et le Mans mordent la poussière au Vélodrome. Et puis, une première défaite à Nantes (2-1). Anecdotique, pensent les amoureux de l'OM. Puis une piteuse élimination au premier tour de la Coupe de l'UEFA, face aux Tchèques du Mlada Boleslav. La thèse de l'accident est encore retenue. Toulouse fait les frais du sursaut olympien (3-0).

Le calvaire, puis le yo-yo

Puis arrive un match nul frustrant à Lens (1-1), vécu comme beaucoup de joueurs olympiens comme un tournant. Ce soir là, les Olympiens tiennent leur victoire, mais se font finalement rejoindre sur un penalty inexistant. C'est le début d'un calvaire d'un mois. L'OM, outsider déclaré de l'ogre lyonnais, se fait corriger au Vélodrome par Juninho et les siens (1-4). Même score subi en Coupe de la Ligue, quelques jours plus tard, sur la pelouse des Verts. Puis Nice, Lorient (à domicile) et Lille relèguent l'OM au huitième rang de Ligue 1. Dans la foulée, les Marseillais perdent Franck Ribéry, au bout du rouleau depuis quelques matches et victime d'une pubalgie.

Mais la 14ème journée voir enfin l'OM renouer avec le succès, face à Valenciennes. Depuis, les Phocéens font de nouveau la loi à domicile au Vélodrome, grâce notamment aux buts de Mickaël Pagis (3 buts lors des 3 dernières rencontres à domicile), mais aussi grâce à aux premiers pas de Djibril Cissé à la pointe de l'attaque (une passe décisive contre Monaco, un but contre Saint-Etienne). En revanche, loin de leurs bases, les Olympiens ne font plus la loi, avec deux petits points pris sur les six derniers déplacements, et des problèmes défensifs récurrents depuis la déroute lyonnaise, malgré les progrès de Taiwo et le talent de Zubar.

Quelle équipe pour la fin de saison ?

Cette irrégularité suscite bien des interrogations. Dont une, avec le retour de Djibril Cissé, l'OM peut-il se permettre de chambouler un système offensif qui avait pourtant fait ses preuves en début de saison. Le trident Pagis-Niang-Cissé a affiché quelques promesses devant un milieu à trois «drivé» par Samir Nasri, devenu régulier dans ses performances. Mais quelle place pour Franck Ribéry quand ce dernier reviendra ? L'OM peut-il jouer avec cinq joueurs à vocation offensive ?

Pagis, meilleur buteur du club (avec 8 buts, soit un tiers des réalisations phocéennes) semble avoir gagné sa place, tout comme Mamadou Niang, qui a pris une nouvelle dimension cette saison (5 buts, 5 passes décisives), et donc le jeune Nasri. Cissé et Ribéry, tous deux internationaux, semblent eux aussi devoir être titulaires à part entière. Lorik Cana pourrait alors se retrouver seul milieu défensif. Une hypothèse difficilement applicable au vu des dernières difficultés défensives olympiennes. Et donc des tâtonnements tactiques en perspective pour Albert Emon, qui ne devrait pas s'en plaindre. Car avec l'arrivée de Cissé, d'ores et déjà prometteuse, et le retour prochain d'un Ribéry remonté à bloc, l'OM dispose peut-être du petit plus qui permet d'accéder aux places d'honneur.

Par Patrick Audouard, le 26/12/2006 à 19h29


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