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le 14/06/2007 à 00h33

Bilan de fin de saison : FC Nantes

Bilan de fin de saison : FC Nantes
La désillusion. Après 44 années parmi l'élite, le FC Nantes évoluera la saison prochaine en Ligue 2. Retour sur un exercice plombé par un recrutement catastrophique et des choix managériaux surprenants. L'objectif «6ème place» du début de saison est bien loin…

Le président Roussillon voulait redonner de l'ambition à un club qui se morfondait dans les profondeurs du classement. Le recrutement estival devait permettre au FCNA de retrouver l'Europe. Au bout du compte, force est de constater que l'échec est cuisant. A l'heure où le club entame une reconstruction, plongeons nous sur les raisons d'un tel fiasco.

Un recrutement manqué

Saïdou, Whillemson, Boukhari, Stojkovic, Barthez, Pieroni, Zaïri…Autant d'arrivées que de déconvenues. Si les cinq premiers sont déjà partis vers d'autres cieux, les deux autres préparent leurs valises. Nommé directeur de la cellule recrutement, l'ancien magicien tchadien Japhet N'Doram n'aura pas fait de miracles. Loin de là.

Les deux «incontournables» partis la saison passée – Toulalan et Landreau – le président nantais souhaitait bâtir une équipe nouvelle en enrôlant des internationaux. Véritable fracture avec la politique du club qui a toujours mis en avant la formation, le sous-fifre du propriétaire Serge Dassault a fait du FC Nantes un club cosmopolite. A croire que Nantes n'est pas idéal pour s'intégrer. Après avoir réussi un des gros coups de l'été en engagent le Suédois Whillemson, les Canaris sont vites retombés les pieds sur terre. Malgré un bon premier match contre Lyon où les recrues s'étaient montrées entreprenantes (1er but de la saison signé Boukhari), la flamme s'est très vite consumée, trop vite.

Une valse d'entraîneurs préjudiciable

Avec un début de saison catastrophique (aucune victoire au bout de six journées) accompagné d'une élimination précoce en Coupe de la Ligue, Serge Le Dizet a été remercié par la direction le 20 septembre. En remplacement, Rudi Roussillon donna sa chance à l'éternel adjoint Georges Eo. Premier match et première victoire contre l'OM (2-1) mais, à l'instar de SLD, les contre-performances notamment à domicile lui coûteront également sa place (défaite 2-5 face à Valenciennes, 24ème journée).

Mi-février, nouvelle solution interne plébiscitée par le président. Le tandem N'Doram-Der Zakarian prend la tête de l'équipe au Vélodrome avec pour objectif d'éviter la relégation. Malgré des débuts encourageants (2 nuls, 1 victoire), on connaît la triste fin de l'histoire… Qui aurait pu dire un jour que Nantes allait connaître pareille révolution ? Entre 1960 et 2002, seulement cinq hommes se sont assis sur le banc jaune et vert. A la fin de cette saison calvaire, les Nantais auront vu défiler pas moins de quatre entraîneurs ! Le casting est également bien manqué.

Satisfactions et déceptions

Un joueur a tiré son épingle du jeu cette saison, il s'agit du jeune réunionnais Dimitri Payet qui a ainsi honoré ses premières sélections sous le maillot des espoirs. Meilleur buteur et passeur du club avec 4 unités dans les deux catégories, le milieu offensif – nominé dans la catégorie «meilleur espoir» - est la révélation de l'année à Nantes. Longtemps blessé en fin de saison, Emerse Faé a cependant confirmé qu'il était l'un des meilleurs milieux récupérateurs du championnat. Mauro Cetto a quant à lui réaffirmé qu'il avait la taille patron dans l'axe de la défense. Enfin, titularisé pour la première fois tardivement dans la saison, William Vainqueur pourrait être à 19 ans la nouvelle pépite du milieu de terrain nantais.

A Nantes, le constat est simple, le recrutement est à lui seul une déception. Aucune recrue n'aura su s'intégrer. D'abord, le gardien serbe Stojkovic a multiplié les boulettes avant de filer en douce vers les Pays-Bas. La star du recrutement estival, Christian Whillemson a également connu un échec sur les bords de l'Erdre et a rejoint l'AS Rome. L'international camerounais Alioum Saïdou aura joué 26 matchs cette saison sans jamais se montrer transcendant. Nourdin Boukhari, connu pour avoir un pied gauche en or, n'aura pu éviter une noyade collective et individuelle. Cubilier, trop souvent blessé, laisse un goût d'inachevé à la Beaujoire. Puis est venu le recrutement hivernal…même combat. Le belge Pieroni, malgré un début en fanfare s'est éteint petit à petit. Jaouad Zaïri, le talentueux marocain, n'a jamais eu la confiance de ses entraîneurs. Et enfin, le gros coup de l'année réalisé par Rudi Roussillon, Fabien Barthez. Une sortie de retraite dramatique conclue par des incidents avec les supporters nantais et un départ sur la pointe des pieds. Jamais le «divin chauve» n'aura connu pareille déconvenue.

«Remettre le club d'aplomb»

Le futur du FCNA s'inscrit en pointillés mais semble cependant se décanter. Tout d'abord, Rudi Roussillon a fini par rendre le tablier et est remplacé par Luc Dayan (ancien président du LOSC) qui a pour mission de trouver un repreneur capable de débourser entre 10 et 15 millions d'euros pour s'approprier le FCNA, fardeau de Serge Dassault. A peine débarqué sur les bords de l'Erdre, Luc Dayan a nommé Xavier Gravelaine conseiller sportif. Celui qui a été formé à…Nantes, puis mis à l'écart, devra décider de l'avenir du tandem actuel N'Doram/Der Zakarian. Sur le dossier depuis plusieurs mois, le nouveau président a déjà de nombreuses pistes pour constituer le nouveau staff du FCNA. Ainsi, Vahid Halllodzic et Marcel Desailly (qui se sont dit très intéressés) ont été approchés afin de «remettre le club d'aplomb» . Il y a du pain sur la planche…

Nantes sera donc évidement attendu de pied ferme la saison prochaine dans tous les stades de Ligue 2 et aura comme objectif de remonter immédiatement. Les bases de la reconstruction amorcée ont intérêt à être solides…

Par Thibault Le Rol, le 14/06/2007 à 00h33


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