

Monaco est tombé, mais pas sans combattre. Sur ces deux rencontres face au champion d'Europe, l'ASM a longtemps donné le sentiment d'être à la hauteur, voire au-dessus par séquences. L'élimination n'en est que plus difficile à digérer. Car au-delà du score cumulé, c'est la manière qui interroge. Et surtout cette impression persistante que l'histoire se répète.
Une double confrontation frustrante
Au Stade Louis-II (2-3), la semaine passée, les Monégasques avaient idéalement lancé leur barrage. Deux buts rapides de Folarin Balogun, une intensité maîtrisée, un PSG bousculé dans ses certitudes. Puis le tournant : l'expulsion d'Aleksandr Golovin au retour des vestiaires. En supériorité numérique, Paris a inversé la dynamique et renversé la rencontre. Monaco est passé de la maîtrise à la survie en quelques minutes.
Au Parc des Princes (2-2), mercredi, le scénario a pris des airs de revanche. Solides, compacts, inspirés dans les transitions, les joueurs de Sébastien Pocognoli ont ouvert le score et remis les deux équipes à égalité sur l'ensemble des deux matchs. Mais l'exclusion de Mamadou Coulibaly, après deux avertissements évitables en trois minutes, a tout fait basculer. Dans la foulée, le PSG a frappé et validé sa qualification.
Le mal européen
Ce qui frappe, au-delà de l'adversaire loin d'être à la hauteur de son statut, c'est la répétition. La saison passée déjà, face à Benfica (0-1, 3-3), Monaco avait vu son barrage lui échapper dans un contexte similaire. Une expulsion pour Moatasem Al Musrati à l'aller, une incapacité à gérer les temps faibles, puis une élimination malgré un contenu offensif séduisant au retour. Même stade de la compétition, même frustration.
Le plus troublant réside dans la constance du problème malgré le changement d'entraîneur. Adi Hütter hier, Pocognoli aujourd'hui : deux approches différentes, mais un même déficit de maîtrise émotionnelle dans les moments clés. Monaco a le talent, le rythme et l'ambition pour exister à ce niveau malgré des performances irrégulières ces derniers mois. Il lui manque encore ce supplément de maturité pour casser un plafond de verre de plus en plus résistant.
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