

Un duel qui a tenu toutes ses promesses. Au terme d'une rencontre animée, l'Olympique de Marseille a pris le dessus sur l'Olympique Lyonnais (3-2). Un succès qui permet au club phocéen de revenir à seulement deux points de son rival dans la course à la Ligue des Champions.
Tolisso refroidit le Vélodrome
Un choc qui basculait très vite dans un Vélodrome chauffé à blanc. Les Marseillais concédaient l'ouverture du score sur une récupération haute lyonnaise, conclue par Tolisso d'une frappe sous la barre après une déviation d'Endrick (0-1, 3e). Derrière, l'OM réagissait avec intensité et installait un pressing étouffant dans le camp adverse. Greenwood passait tout près d'égaliser à plusieurs reprises, mais Greif repoussait du pied une reprise à bout portant avant de se détendre sur une frappe enroulée du gaucher anglais, tandis qu'Aubameyang voyait sa tentative en pivot contrée dans la surface.
Sans réellement maîtriser, l'OL survivait et parvenait à ressortir par séquences, porté par les percées d'Endrick, auteur d'un retourné acrobatique détourné par Rulli puis d'un festival conclu par un lob trop appuyé. Dominés dans le volume et acculés dans leur surface, les Gones devaient encore s'en remettre à leur défense, avec une tête de Kondogbia au-dessus sur corner et une nouvelle frappe de Greenwood contrée in extremis par Mata. Une première période intense et hachée par les contacts, mais un avantage lyonnais préservé grâce aux arrêts décisifs de Greif, tandis que Yaremchuk frôlait le break avant la pause.
Un second acte épique
Au retour des vestiaires, l'OM repartait fort avec l'entrée d'Igor Paixão, et Lyon pensait faire le break sur un nouveau duel gagné par Tolisso face à Rulli, finalement annulé pour un hors-jeu très limite après VAR. Marseille appuyait encore, manquait de précision sur plusieurs situations, puis relançait totalement la soirée sur un éclair : servi à gauche, Igor Paixão effaçait Mata, repiquait et enroulait une frappe somptueuse du droit dans la lucarne opposée (1-1, 52e). Derrière, les Phocéens poussaient, mais Lyon retrouvait de l'air sur les accélérations d'Endrick, encore dangereux sur un piqué capté par Rulli, et surtout décisif sur l'entrée d'Himbert.
Le dernier quart d'heure virait à la folie pure. Himbert, tout juste entré, profitait d'un extérieur inspiré d'Endrick pour redonner l'avantage aux siens d'une frappe croisée du gauche après avoir résisté à Balerdi (1-2, 76e). Mais l'OM refusait d'abdiquer. Sur corner, Aubameyang surgissait pour égaliser d'une reprise à ras de terre (2-2, 81e). Dans un Vélodrome incandescent, Marseille poussait encore et finissait par faire craquer l'OL dans le temps additionnel : lancé à gauche, Nwaneri centrait fort devant le but et Aubameyang surgissait au second poteau pour s'offrir le doublé et renverser définitivement la rencontre (3-2, 90e+1). Un final cruel pour Lyon, héroïque pour l'OM.
La note du match : 9/10
Un Olympico électrique, tendu et totalement renversé dans les dernières minutes. De l'intensité, des transitions rapides, un but refusé au millimètre, des égalisations successives et un scénario final au couteau. Lyon a longtemps cru tenir son exploit, Marseille a fini par imposer sa furie. Un vrai match de haut de tableau.
Les buts :
- Sur une relance mal assurée côté gauche par Emerson, le pressing de Yaremchuk met immédiatement la défense marseillaise sous pression et le ballon revient plein axe aux abords de la surface. Endrick surgit, contrôle et glisse d'une déviation inspirée dans la course de Tolisso au point de penalty. Le capitaine lyonnais ajuste son geste, ouvre son pied gauche et propulse le ballon sous la barre, hors de portée de Rulli (0-1, 3e).
- Sur une séquence installée côté gauche, Højbjerg trouve Igor Paixão dans les trente derniers mètres. Le Brésilien fixe Mata, accélère sur le premier appui et repique dans l'axe pour se mettre sur son pied droit. À l'entrée de la surface, l'ailier enroule une frappe magistrale vers la lucarne opposée, Greif effleure le ballon sans pouvoir l'empêcher de finir au fond (1-1, 52e).
- Après une récupération lyonnaise, Endrick se rend disponible entre les lignes et temporise avant de servir Himbert d'un extérieur du gauche dans le bon tempo. Le jeune attaquant contrôle dans la surface, résiste au contact de Balerdi, s'ouvre un angle d'un coup de rein et croise une frappe du gauche qui trompe Rulli et termine dans le petit filet (1-2, 76e).
- Sur un corner marseillais joué en deux temps, Igor Paixão récupère le ballon sur la droite et lève la tête face à une défense reculée. L'ailier glisse une passe haute par-dessus l'arrière-garde au coeur de la surface, Aubameyang anticipe l'appel et déclenche une reprise du droit à ras de terre qui prend Greif à contre-pied (2-2, 81e).
- Sur une récupération haute, Igor Paixão décale sur la gauche Nwaneri lancé en pleine course. Le jeune Anglais déborde et centre fort à ras de terre devant le but lyonnais. Au second poteau, Aubameyang anticipe, surgit entre les défenseurs et se jette pour couper la trajectoire du droit. Le ballon file sous la barre et fait chavirer le Vélodrome (3-2, 90e+1).
Les NOTES des joueurs
Maxifoot a attribué une note (sur 10) commentée à chaque joueur.
L'homme du match : Igor Paixão (8/10)
Entré à la pause, l'ailier brésilien a changé le visage offensif marseillais. Une égalisation splendide pour relancer son équipe, une présence constante dans les duels et les prises d'initiative, puis un rôle décisif dans le money time : passeur pour Aubameyang sur le 2-2 et impliqué dans la séquence qui amène le but de la victoire. Une entrée à fort impact, déterminante dans le basculement de la rencontre.
MARSEILLE :
Gerónimo Rulli (7) : le gardien argentin a longtemps maintenu Marseille à flot dans les temps faibles. Battu sur la frappe limpide de Tolisso puis sur la tentative croisée d'Himbert, le portier olympien a néanmoins répondu présent dans les moments chauds, notamment sur le piqué d'Endrick et plusieurs centres tendus captés avec autorité en fin de rencontre. Serein dans les airs, vocal avec sa défense et décisif sur le dernier coup franc lyonnais, l'ancien Montpelliérain a sécurisé le succès dans le money time.
Timothy Weah (6) : l'attaquant polyvalent américain, utilisé comme latéral droit, a proposé une activité constante dans son couloir, alternant projections offensives et replis rapides face aux montées de Tagliafico. Propre techniquement, rarement pris dans son dos, le joueur formé au PSG a offert des solutions intéressantes dans la largeur sans toutefois peser réellement dans le dernier geste. Remplacé à la 84e minute par Benjamin Pavard (non noté).
Leonardo Balerdi (6) : solide dans l'engagement, le défenseur central argentin a dû gérer la mobilité d'Endrick et les décrochages lyonnais. Quelques interventions autoritaires dans la surface, mais aussi une difficulté à contenir Himbert sur le second but, où le duel tourne en faveur du Lyonnais. Plus appliqué dans le dernier quart d'heure, avec des dégagements importants sous pression.
Naif Aguerd (6,5) : le défenseur central marocain a livré un match d'impact et de concentration. Précieux dans le jeu aérien avec plusieurs dégagements salvateurs, vigilant dans l'anticipation, l'ancien Rennais a souvent compensé les espaces laissés dans son dos. Averti pour un tirage de maillot en fin de match, mais globalement l'un des plus fiables derrière.
Emerson (5) : le latéral gauche italien a connu une entame délicate, avec une relance mal assurée qui amène l'ouverture du score lyonnaise. Plus entreprenant par la suite, notamment dans les centres et les courses longues, le défenseur olympien a tenté d'apporter du liant côté gauche. Défensivement correct sans être impérial avec néanmoins une mauvaise relance qui débouche sur le but signé Himbert.
Pierre-Emile Højbjerg (7) : solide dans l'entrejeu, le milieu danois a dicté le tempo marseillais. Toujours disponible entre les lignes, précis dans ses transmissions verticales, le capitaine d'un soir a multiplié les renversements et les passes clés, dont celle à l'origine de l'égalisation d'Igor Paixão. Combatif à la récupération et lucide dans la gestion des temps faibles, une prestation d'autorité.
Mason Greenwood (6,5) : très actif sur le flanc droit, l'attaquant anglais a constamment provoqué la défense lyonnaise. Auteur de sept tentatives dont quatre cadrées, le gaucher a obligé Greif à plusieurs parades importantes et a pesé dans les un-contre-un. Moins décisif dans le dernier geste que d'habitude, mais impliqué dans la séquence du but victorieux. Remplacé à la 90e+4 minute par Tochukwu Nnadi (non noté).
Quinten Timber (5) : positionné en soutien offensif, le milieu néerlandais a proposé des appels intéressants et deux passes clés avant la pause. Discret dans l'impact, parfois en retard dans le pressing, le joueur passé par Feyenoord n'a pas réellement pesé dans les trente derniers mètres. Remplacé à la 46e minute par Igor Paixão (8), lire commentaire ci-dessus.
Geoffrey Kondogbia (6) : placé en sentinelle, le milieu centrafricain a livré un combat dense face au trio lyonnais. Trois tacles réussis, plusieurs duels gagnés et une présence constante pour couper les transitions adverses. Moins influent avec le ballon et sanctionné d'un avertissement, mais précieux dans l'équilibre collectif. Remplacé à la 84e minute par Himad Abdelli (non noté).
Hamed Junior Traorè (5) : l'Ivoirien a alterné disponibilité et imprécision. Actif dans le pressing et capable d'accélérer le jeu par des prises de balle verticales, le milieu offensif a toutefois manqué de justesse dans ses transmissions finales. Son activité a contribué à maintenir la pression avant sa sortie. Remplacé à la 62e minute par Ethan Nwaneri (non noté), passeur décisif sur le but victorieux d'Aubameyang.
Pierre-Emerick Aubameyang (7,5) : l'attaquant gabonais a incarné le sang-froid et l'opportunisme. Peu en vue dans le jeu avant la pause, le buteur marseillais a su surgir aux moments clés, égalisant d'une reprise à ras de terre avant de s'offrir un doublé dans le temps additionnel au second poteau. Présent dans les duels, clinique dans la surface et décisif quand tout bascule, un leader dans la tempête.
LYON :
Dominik Greif (6) : le gardien slovaque a vécu une soirée contrastée. Auteur de plusieurs parades importantes face à Greenwood en première période, notamment une sortie du pied décisive à bout portant, le portier lyonnais a longtemps retardé l'échéance. Battu par la frappe enroulée d'Igor Paixão puis surpris à deux reprises par Aubameyang dans la surface, il n'a pas su préserver l'avantage dans le money time malgré quelques interventions rassurantes dans les airs.
Ainsley Maitland-Niles (6) : très actif dans son couloir droit, le latéral droit anglais a multiplié les courses et les retours défensifs avec une vraie intensité. Solide dans les duels, précieux dans les projections, l'ancien Gunner a proposé des centres intéressants et participé à plusieurs séquences offensives bien construites. L'un des Lyonnais les plus constants sur l'ensemble de la rencontre malgré un débordement fatal sur son côté dans le temps additionnel.
Clinton Mata (5,5) : le défenseur polyvalent angolais a connu une soirée exigeante face aux accélérations marseillaises. Globalement appliqué dans le placement et combatif dans les duels aériens, l'ancien joueur de Bruges s'est néanmoins fait éliminer sur l'action du 1-1 par Igor Paixão, pris sur le premier appui. Une prestation sérieuse dans l'engagement, mais ternie par cette action clé.
Moussa Niakhate (6) : solide dans la relance et précis dans les transmissions, le défenseur central sénégalais a souvent cherché à casser la première ligne de pressing marseillaise. Présent dans les duels et vigilant dans la couverture, le champion d'Afrique a toutefois subi la pression constante dans le dernier quart d'heure. Une copie propre, sans éclat particulier.
Nicolás Tagliafico (6) : le latéral gauche argentin a livré un match énergique. Disponible dans les montées et appliqué dans les centres, le champion du monde 2022 a aussi apporté de l'agressivité dans les duels. Tout proche de marquer de la tête en fin de rencontre, le défenseur lyonnais a quitté ses partenaires touché. Remplacé à la 88e minute par Abner Vinícius (non noté).
Tanner Tessmann (6) : positionné dans un rôle de relayeur, le milieu américain a affiché un volume intéressant et une vraie disponibilité dans la circulation. Propre dans l'utilisation du ballon, capable de se projeter, le joueur formé à Dallas a tenté d'apporter de la verticalité. Influence plus discrète après l'égalisation marseillaise.
Tyler Morton (5,5) : placé devant la défense, le milieu anglais a tenté de sécuriser l'axe par un jeu simple et rapide. Sérieux dans la récupération et discipliné tactiquement, l'ancien joueur de Liverpool a souvent servi de point d'appui dans la relance. Moins impactant lorsque Marseille a accéléré en seconde période.
Corentin Tolisso (7,5) : le milieu français a parfaitement lancé les siens avec une frappe limpide sous la barre dès l'entame. Disponible entre les lignes, précis dans ses passes et précieux dans le pressing, le capitaine lyonnais a pesé dans les transitions et failli s'offrir un doublé avant l'intervention de la VAR. Une prestation complète, malgré l'issue frustrante.
Endrick (8) : intenable par séquences, l'attaquant brésilien a constamment mis la défense marseillaise sous tension. À l'origine de l'ouverture du score par sa déviation subtile, passeur décisif pour Himbert sur le second but et auteur de plusieurs frappes dangereuses, le jeune talent a brillé par sa mobilité et sa créativité. L'un des principaux moteurs offensifs lyonnais. Une réelle plus-value pour l'OL.
Roman Yaremchuk (6) : l'avant-centre ukrainien a beaucoup travaillé dans l'ombre. Présent au pressing sur l'action du 0-1, généreux dans les appels et actif dans les duels, le buteur a offert des solutions dos au but sans toujours être servi dans de bonnes conditions. Remplacé à la 59e minute par Rémi Himbert (non noté), buteur et très impactant lors de son entrée en jeu.
Noah Nartey (5,5) : positionné en soutien, le milieu offensif danois a tenté d'apporter de la créativité entre les lignes. Mobile et disponible, la recrue hivernale a cherché à accélérer le jeu par ses conduites et ses passes verticales. Influence irrégulière dans les temps forts marseillais, mais une activité constante jusqu'au bout.
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MARSEILLE 3-2 LYON (mi-tps: 0-1) - FRANCE - Ligue 1 / 24e journée
Stade : Orange Velodrome, Marseille - Arbitre : Jrme Brisard, France
Buts : Igor Paixão (52e) P. Aubameyang (81e) P. Aubameyang (90+1e) pour MARSEILLE - C. Tolisso (3e) Remi Himbert (76e) pour LYON
Avertissements :
MARSEILLE :
LYON :
Tolisso a lancé l'OL (0-1, 3e)

Endrick est passé proche de marquer un superbe but

Greenwood a pesé sur la défense lyonnaise

Igor Paixão a été déterminant après la pause
