

Qu'elle semble loin, la période où le Real Madrid brillait sur le rectangle vert avec une fiabilité diabolique dans la dernière ligne droite des saisons. Entre les absences longue durée, les diagnostics qui évoluent, les délais de reprise qui s'étirent et le recours de certains joueurs à des consultations extérieures, le sujet des blessures dépasse largement la simple malchance.
Une alerte devenue chronique
Les chiffres donnent une vraie consistance à cette inquiétude. La saison dernière, la Maison Blanche avait recensé 51 blessures, dont 37 musculaires. Lors de l'exercice en cours, le total a déjà grimpé à 37, tandis que six ruptures des ligaments croisés ont été enregistrées sur les deux dernières années et demie. À ce niveau-là, on ne parle plus d'un passage compliqué, mais d'une récurrence qui finit par peser en interne.
Le constat actuel ne fait que renforcer cette impression. Éder Militão, Rodrygo, Dani Ceballos, Jude Bellingham, Kylian Mbappé et Raúl Asencio figurent actuellement parmi les joueurs touchés, tandis qu'Eduardo Camavinga a lui aussi manqué des séances. Surtout, la nature des absences interroge : entre blessures musculaires, problème au genou, ischio, mollet ou rupture du ligament croisé, le Real donne l'image d'un effectif constamment fragilisé, incapable de retrouver une continuité.
Une confiance abîmée
C'est précisément là que le dossier devient plus sensible. Selon L'Équipe, les services médicaux sont de plus en plus discutés, non seulement à cause du volume des blessures, mais aussi en raison des rechutes et d'une impression persistante de retours mal calibrés. Depuis plusieurs années déjà, des tensions existent entre le secteur médical et les staffs techniques, qui reprocheraient à cette cellule de ne jamais réussir à remettre durablement tout l'effectif sur pied.
Cette défiance se voit aussi chez les joueurs. Certains consulteraient à l'extérieur, jugeant les protocoles du club inadaptés. Les cas récents de Mbappé et Bellingham ont renforcé ce malaise. Mais le problème ne se limite pas au médical : calendrier surchargé, pression du résultat et retours parfois trop rapides pèsent aussi. Reste à savoir si le Real traitera enfin ce dossier comme un dysfonctionnement collectif, ou s'il continuera à l'imputer à la malchance.
À qui la faute ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...