

Ce n'est pas un hold-up, un accident, ni même une surprise. Avant de se retrouver à 10 à l'aller comme au retour, l'AS Monaco avait déjà largement rivalisé avec le Paris Saint-Germain (2-3, 2-2) malgré sa défaite en barrages de Ligue des Champions.
Cette fois, les Monégasques sont restés au complet et ont totalement mérité leur victoire au Parc des Princes. Les coéquipiers de Maghnes Akliouche ont confirmé leur bonne dynamique, tout en profitant des défaillances du moment côté francilien.
Le pressing ne fonctionne plus
Avec 7 buts encaissés lors des 3 récentes confrontations face à l'ASM, les Parisiens ont affiché leur fébrilité défensive. Sans la barre et les arrêts de Matvey Safonov, le score aurait été plus lourd. Certaines individualités comme Willian Pacho évoluent loin de leur meilleur niveau. Mais le problème est surtout collectif. Le PSG, battu pour la première fois de la saison à domicile en Ligue 1, se fait transpercer beaucoup plus facilement. La faille vient notamment d'un contre-pressing moins efficace.
«On a perdu beaucoup de ballons bêtes, après il faut courir vers notre but, a commenté Nuno Mendes en zone mixte. Je pense que ce n'est pas ce qu'on aime.» Luis Enrique risque de ne pas apprécier l'explication, pas plus que l'absence de maîtrise globale. Les champions d'Europe ont souffert d'un déchet technique inhabituel et d'un manque de créativité. Bien évidemment, les absences de João Neves et de Fabian Ruiz n'y sont pas étrangères. Elles semblent aussi affecter le rendement de Vitinha.
L'aveu de Luis Enrique
Le métronome parisien a été malchanceux sur le but d'Aleksandr Golovin, tandis que Warren Zaïre-Emery a commis une erreur grossière sur l'ouverture du score d'Akliouche, pendant que Dro Fernandez a encore sombré dans les duels. Pour sa défense, l'Espagnol n'est pas le seul à avoir subi l'intensité de Monégasques plus méchants, plus tueurs dans les deux surfaces. Les Parisiens, eux, n'ont pas résolu leur problème de réalisme (19 tirs, 5 cadrés) malgré la bonne entrée d'Ousmane Dembélé. Le PSG aura besoin de son Ballon d'Or face à Chelsea, adversaire justement réputé pour ses qualités athlétiques.
Alors quelles solutions pour Luis Enrique avant le huitième de finale aller de Ligue des Champions mercredi ? Le souci n'est pas physique si l'on en croit Illya Zabarnyi et Nuno Mendes. L'entraîneur parisien parle avant tout d'un manque de confiance, celle qui «ne s'achète pas à Monoprix» . «Il faut la construire jour après jour. On est en difficulté, mais il faut garder l'espoir de changer ça» , a positivé le technicien, prêt à reconnaître que «ce n'est pas le meilleur résultat pour arriver en Ligue des Champions» . D'autant qu'un possible retour du dauphin lensois à un petit point n'arrangerait rien au moral des troupes.
Selon vous, le PSG va-t-il réussir à se métamorphoser contre Chelsea ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …