

L'ampleur du résultat final et l'euphorie qui a emporté le Parc des Princes en fin de match, au rythme des inspirations de Khvicha Kvaratskhelia, ont rappelé à plus d'un spectateur la version 2024-2025 du Paris Saint-Germain.
Pourtant, le PSG pourrait presque s'estimer verni, malgré sa victoire spectaculaire contre Chelsea (5-2), mercredi, lors du 8e de finale aller de la Ligue des Champions.
5 buts mais seulement 0,87 xG
Les Parisiens ont certes réussi à inscrire cinq buts, mais à partir de pas grand-chose. Ils n'ont pas eu des tonnes d'occasions franches en tout cas : un bel enchaînement de Bradley Barcola dans la surface de réparation, un autre d'Ousmane Dembélé sur un contre, un lob peu évident de Vitinha, une somptueuse frappe enroulée de Khvicha Kvaratskhelia, puis un nouveau but du Géorgien sur un centre en retrait ont suffi à faire la différence. Cinq des neuf tirs tentés par le PSG ont fini au fond.
Depuis leur victoire à Lyon (3-2, le 9 novembre dernier, 9 tirs également) en Ligue 1, jamais les Franciliens n'avaient aussi peu tenté leur chance face au but adverse. Liam Rosenior, le coach des Blues, a eu du mal à digérer cette efficacité insolente. «D'une manière ou d'une autre, ils n'ont eu que 0,8 xG (0,87 expected goal plus précisément, ndlr) et ont marqué cinq buts. C'est vraiment très difficile à accepter. Nous n'avons pas beaucoup de temps pour digérer cela», a réagi l'ancien entraîneur de Strasbourg devant les médias.
Jørgensen s'est Kinskysé
L'analyse est encore pire sur la seconde période uniquement : les trois seuls tirs du PSG ont fait mouche. Et l'un des principaux fautifs, c'est le gardien Filip Jørgensen, préféré à Robert Sanchez, un peu comme l'avait été Antonin Kinsky, pour Tottenham, la veille, à Guglielmo Vicario. Ses relances interceptées ont amené deux des trois buts après la pause, et le portier danois a paru fébrile sur la dernière frappe de Kvaratskhelia.
Rosenior a en tout cas assumé son choix. «Nos deux gardiens ont des qualités différentes. J'essaie de gagner dans le court terme. Une des qualités qu'il a, et qu'il a montrée contre Aston Villa, est de rester calme dans les moments chauds, en particulier contre des équipes qui pressent haut comme le PSG», a répondu le manager anglais en conférence de presse. Mieux valait ne pas être le gardien d'un club anglais en C1 cette semaine.
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