

La bête noire de Pep Guardiola a encore frappé. Pour la quatrième fois sur les cinq dernières éditions, le Real Madrid a éliminé Manchester City (1-2, 3-0 à l'aller) dès les 8es de finale de la Ligue des Champions. Plombés par l'expulsion directe de Bernardo Silva en début de match, les Skyblues n'ont jamais réussi à faire trembler une Maison Blanche bien en place.
Bernardo Silva abandonne le navire
D'entrée, les Citizens tentaient d'emballer la rencontre, avec un Doku très remuant à gauche et un Cherki rapidement trouvé entre les lignes. Courtois maintenait pourtant les Merengue à flot en multipliant les parades devant le meneur de jeu français, puis face à Rodri et Haaland. Mais le Real, longtemps acculé, finissait par frapper sur une transition. Lancé à la limite du hors-jeu, Vinicius Junior trouvait d'abord le poteau avant de voir sa seconde tentative repoussée du bras par Bernardo Silva sur sa ligne. Après intervention de la VAR, M. Turpin accordait un penalty et expulsait le Portugais. Le Brésilien ne se faisait pas prier pour transformer la sanction et refroidir l'Etihad (0-1, 22e).
Ce scénario pouvait définitivement assommer City, mais les hommes de Pep Guardiola continuaient à pousser malgré l'infériorité numérique. Portés par un Doku intenable, les Anglais obligeaient encore Courtois à sortir plusieurs arrêts de grande classe, tandis que Vinicius Junior manquait le break sur deux contres mal négociés. Le Real, plus serein dans la gestion après le rouge, pensait tenir son avantage, d'autant que Brahim Diaz faisait frissonner la défense mancunienne après un festival dans la surface. Mais juste avant la pause, Doku faisait encore la différence sur son côté avant de servir Haaland, opportuniste devant le but pour égaliser et entretenir un mince suspense avant la seconde période (1-1, 41e).
Vinicius finit le travail
Au retour des vestiaires, les Citizens tentaient de relancer le suspense malgré leur infériorité numérique. Haaland se heurtait rapidement à Lunin, entré à la pause à la place de Courtois, puis Doku pensait relancer totalement la rencontre avant d'être repris pour une position de hors-jeu au moment de conclure son face-à-face. Très actif entre les lignes, Cherki tentait d'apporter de la créativité dans les offensives mancuniennes, tandis qu'Aït Nouri voyait lui aussi son but être annulé pour hors-jeu après un centre venu de la gauche. City dominait territorialement et enchaînait les situations, mais manquait de précision dans le dernier geste.
En face, le Real gérait davantage le tempo et attendait son moment pour faire mal en transition. Donnarumma devait s'employer sur une tête puissante de Tchouaméni au premier poteau, avant de voir Mbappé faire son retour pour les vingt dernières minutes de jeu. Le Français tentait d'apporter de la vitesse dans la profondeur, pendant que Vinicius Junior continuait de menacer sur chaque projection. Dans le temps additionnel, l'Auriverde marquait une première fois sur un but refusé pour hors-jeu... avant de s'offrir un doublé pour de bon sur un caviar de Tchouaméni (1-2, 90e+3). Un Real impitoyable qui retrouvera les quarts de finale.
La note du match : 7/10
Un match paradoxal, tendu et longtemps vivant malgré un scénario qui semblait avoir tout verrouillé très tôt. Manchester City a démarré pied au plancher, a continué d'attaquer même à dix contre onze et a longtemps entretenu une forme d'incertitude grâce à Doku, Cherki et Haaland. Mais le Real Madrid, sans forcément maîtriser son sujet de bout en bout, a fait parler son réalisme dans les moments clés et a pu s'appuyer sur un immense Courtois avant la pause, puis sur un Lunin immédiatement décisif. Une rencontre ouverte, rythmée, avec plusieurs situations franches, des buts refusés, de la tension et un dernier coup de froid signé Vinicius Junior.
Les buts :
- Lancé en profondeur à la limite du hors-jeu, Vinicius Junior s'infiltre dans la surface et arme une première frappe qui s'écrase sur le poteau de Donnarumma. L'action se poursuit et le cuir lui revient dans un angle fermé. Sa seconde tentative est repoussée du bras par Bernardo Silva sur sa ligne. Après recours à la VAR, M. Turpin accorde un penalty et expulse le Portugais. Le Brésilien se charge de la sentence et prend Donnarumma à contre-pied d'un tir du droit (0-1, 22e).
- Sur un corner joué à deux, Aït Nouri transmet à Reijnders qui trouve Doku côté gauche dans la surface. L'ailier belge élimine Pitarch sur un crochet et centre en retrait devant le but. Le ballon est involontairement dévié par Alexander-Arnold et arrive jusqu'à Haaland, qui surgit dans les six mètres pour reprendre du pied gauche à bout portant et tromper Courtois (1-1, 41e).
- Sur une ouverture de Tchouaméni depuis le côté droit, Vinicius Junior surgit au second poteau dans le dos de la défense mancunienne. Le Brésilien coupe la trajectoire en une touche du pied gauche devant Donnarumma et glisse le ballon au fond des filets (1-2, 90e+3).
Les NOTES des joueurs
Maxifoot a attribué une note (sur 10) commentée à chaque joueur.
L'homme du match : Vinicius Junior (8/10)
L'ailier brésilien a été le poison permanent de cette défense mancunienne. Tranchant dans ses appels, toujours prêt à attaquer la profondeur, le Madrilène a fait basculer la rencontre sur l'action du penalty provoqué face à Bernardo Silva avant de transformer lui-même la sanction. Malgré plusieurs situations mal négociées et un premier but refusé en fin de match, le Brésilien a continué à peser jusqu'au bout et a finalement scellé la victoire madrilène dans le temps additionnel avec un doublé. Décisif, menaçant et encore une fois clinique dans une soirée européenne.
MANCHESTER CITY :
Gianluigi Donnarumma (6,5) : le gardien italien a longtemps entretenu l'espoir mancunien dans cette rencontre très ouverte. Plusieurs interventions solides face aux contres madrilènes ont évité une sanction plus lourde en première période, notamment sur deux frappes dangereuses dans la surface. Pris à contre-pied sur le penalty de Vinicius Junior puis battu dans le temps additionnel sur la dernière accélération brésilienne, le portier recruté au PSG a finalement été impuissant malgré une prestation globalement solide.
Matheus Nunes (5,5) : utilisé dans un rôle très large sur le côté droit, le Portugais a multiplié les courses pour accompagner les offensives mancuniennes. Quelques centres intéressants ont amené du danger dans la surface madrilène, mais les transitions rapides du Real ont parfois laissé des espaces dans son dos. Une prestation courageuse dans un contexte compliqué après l'expulsion. Remplacé à la 57e minute par Antoine Semenyo (non noté).
Abdukodir Khusanov (6,5) : le défenseur central ouzbek a passé une soirée très exigeante face aux appels incessants des attaquants madrilènes. Combatif dans les duels et présent dans l'impact physique, le jeune défenseur central a tenté de contenir les accélérations adverses malgré les espaces laissés par les transitions. Quelques interventions importantes ont permis de repousser le danger dans les moments chauds.
Rúben Dias (6) : chargé d'organiser une défense souvent exposée, le défenseur central portugais a tenté de maintenir de l'ordre dans l'arrière-garde mancunienne. Solide dans le jeu aérien et présent dans les duels, l'ancien joueur de Benfica a repoussé plusieurs centres dangereux. Malgré ces efforts, les contres madrilènes ont régulièrement mis la défense sous pression. Remplacé à la 46e minute par Marc Guehi (6), qui a plutôt bien pris la relève après la pause.
Rayan Aït Nouri (6) : le latéral gauche algérien s'est montré très entreprenant dans son couloir. Les montées répétées de l'ancien Angevin ont apporté de la largeur et plusieurs situations intéressantes pour City dans les trente derniers mètres. Défensivement, la vitesse des attaquants madrilènes a parfois compliqué certaines situations, mais l'engagement est resté constant même s'il a failli concéder un penalty sur Mbappé.
Rodri (6) : le milieu espagnol a encore incarné la plaque tournante du jeu mancunien. Toujours disponible dans la relance et très propre dans la circulation du ballon, le champion d'Europe a orienté la majorité des séquences de possession de City. Son travail à la récupération a également permis de maintenir la pression dans le camp madrilène. Remplacé à la 74e minute par Nico Gonzalez (non noté).
Rayan Cherki (6,5) : très inspiré entre les lignes, le meneur de jeu français a souvent trouvé des espaces pour faire avancer le jeu mancunien. Plusieurs prises de balle dangereuses et des frappes lointaines ont obligé Courtois puis Lunin à intervenir. Sa créativité et sa qualité technique ont régulièrement apporté du danger dans les trente derniers mètres.
Bernardo Silva (2) : soirée extrêmement compliquée pour le milieu portugais. Une main sur la ligne pour repousser la frappe de Vinicius Junior a entraîné un penalty et une expulsion directe après intervention de la VAR. Ce fait de jeu a laissé Manchester City en infériorité numérique très tôt dans la rencontre et a lourdement pesé sur le scénario du match.
Tijjani Reijnders (5) : le milieu néerlandais a tenté d'apporter de la fluidité dans la circulation du ballon. Disponible pour accompagner les offensives et proposer des solutions entre les lignes, l'ancien joueur de l'AC Milan a cherché à maintenir le rythme du jeu mancunien malgré l'infériorité numérique sans trop de réussite. Remplacé à la 46e minute par Nathan Aké (6), qui a fait le travail pour stabiliser l'équipe.
Jérémy Doku (7) : accélérations, dribbles et prises d'initiative ont régulièrement déstabilisé la défense madrilène. L'ailier belge a été l'un des rares joueurs capables de créer du déséquilibre par ses prises de balle dans le couloir gauche. Sa percussion a permis à City de continuer à se montrer dangereux malgré le contexte défavorable avec une passe décisive pour Haaland sur le but égalisateur.
Erling Håland (5,5) : l'attaquant norvégien a été relativement discret dans cette rencontre face à une défense madrilène très attentive. Peu de situations franches à se mettre sous la dent pendant une grande partie du match, avec un apport limité dans le jeu. Opportuniste dans les six mètres pour égaliser avant la pause après une déviation dans la surface, mais l'influence globale est restée assez faible dans ce choc. Remplacé à la 57e minute par Omar Marmoush (non noté).
REAL MADRID :
Thibaut Courtois (7,5) : le gardien belge a longtemps maintenu le Real Madrid à flot dans un début de match très compliqué. Plusieurs parades de grande classe face à Cherki, Rodri puis Haaland ont empêché Manchester City de prendre l'avantage alors que la pression devenait très forte autour de la surface madrilène. Autoritaire dans les sorties aériennes et rassurant dans sa gestion des centres, le portier madrilène a permis à son équipe de rester dans la rencontre avant de devoir céder sa place à la pause sur blessure. Remplacé à la 46e minute par Andriy Lunin (7), qui a été aussi solide sur sa ligne.
Trent Alexander-Arnold (6) : l'ancien joueur de Liverpool a proposé une activité constante dans le couloir droit. Disponible dans la relance et très propre dans ses transmissions longues, l'Anglais a souvent permis au Real Madrid de sortir du pressing mancunien. Même si les accélérations de Doku lui ont parfois posé des problèmes défensivement, la copie reste globalement sérieuse.
Antonio Rudiger (6,5) : le défenseur central allemand a livré un combat physique permanent face à Haaland. Puissant dans les duels et très présent dans le jeu aérien, l'ancien joueur de Chelsea a repoussé de nombreux centres venus des ailes. Sa lecture des trajectoires et ses interventions autoritaires ont souvent permis au Real Madrid de se dégager dans les moments chauds.
Dean Donny Huijsen (6,5) : calme et application dans l'axe de la défense madrilène. Le jeune défenseur central a affiché une grande sérénité dans ses interventions malgré la pression constante exercée par Manchester City. Sa bonne lecture du jeu pour couper plusieurs transmissions vers Haaland et sa présence rassurante pour accompagner Rudiger dans la gestion des vagues mancuniennes ont été salutaires dans ce choc.
Fran García (6) : le latéral gauche espagnol a beaucoup travaillé dans son couloir. Sollicité défensivement face aux projections mancuniennes, le Merengue a répondu présent dans les replis et dans les duels. Offensivement, plusieurs montées intéressantes ont permis d'apporter des solutions dans les transitions, même si le Real Madrid a souvent évolué en bloc bas.
Federico Valverde (7) : triple buteur à l'aller, le capitaine madrilène a encore proposé une énorme activité dans l'entrejeu. L'Uruguayen a couvert une quantité impressionnante de terrain pour fermer les espaces, soutenir la récupération et accompagner les transitions madrilènes. Son volume de jeu et son intensité dans le pressing ont été essentiels pour aider la défense à résister aux temps forts de City.
Thiago Pitarch (5,5) : match discret mais appliqué au milieu de terrain. Présent dans le travail défensif et dans le pressing pour gêner la circulation mancunienne, le milieu espagnol a surtout cherché à sécuriser les transmissions simples. Son influence offensive a été néanmoins limitée dans une rencontre où le Real Madrid a surtout joué en réaction. Remplacé à la 76e minute par Manuel Angel Moran (non noté).
Aurélien Tchouaméni (7,5) : le milieu français a été l'un des piliers de l'équilibre madrilène. Très présent dans la récupération et intelligent dans le placement pour couper les lignes de passe vers Foden ou Haaland, le joueur formé à Bordeaux a souvent permis au Real Madrid de respirer dans les moments difficiles. Sa lucidité dans le temps additionnel pour lancer Vinicius Junior dans l'espace sur le second but vient récompenser une prestation très solide.
Arda Güler (6) : le jeune milieu offensif turc a tenté d'apporter de la créativité dans les phases de transition. Quelques prises de balle intéressantes et plusieurs transmissions justes pour orienter les attaques madrilènes. Une participation correcte dans un match où le Real Madrid a souvent dû défendre bas. Remplacé à la 74e minute par Eduardo Camavinga (non noté).
Brahim Díaz (6,5) : très remuant dans les petits espaces, l'international marocain a régulièrement cherché à provoquer la défense mancunienne. Ses dribbles et ses changements de rythme ont apporté du déséquilibre dans plusieurs transitions. Une action spectaculaire dans la surface aurait même pu déboucher sur un but sans une intervention défensive décisive. Remplacé à la 69e minute par Kylian Mbappé (non noté), de retour sur les terrains après plusieurs semaines d'absence.
Vinícius Júnior (8) : lire commentaire ci-dessus.
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MANCHESTER CITY 1-2 REAL MADRID (mi-tps: 1-1) - LIGUE des CHAMPIONS - 1/8e de finale
Stade : Etihad Stadium, Manchester - Arbitre : Clement Turpin, France
Buts : E. Haaland (41e) pour MANCHESTER CITY - Vinícius Júnior (22e, pen.) Vinícius Júnior (90+3e) pour REAL MADRID
Avertissements :
MANCHESTER CITY :
REAL MADRID :
Vinicius Junior a lancé le Real sur penalty (0-1, 22e)

Haaland a redonné espoir à Manchester City (1-1, 41e)

Haaland est sorti avant l'heure de jeu

Mbappé a retrouvé les terrains

Vinicius Junior a fini le travail (1-2, 90e+3)
