

Contrairement au FC Nantes, le RC Lens a dit non. Après avoir obtenu le report de sa rencontre face aux Canaris programmée entre ses deux huitièmes de finale de Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain a voulu faire la même chose pour les quarts.
Refus - somme toute logique - des Sang et Or, face à une reprogrammation qui compliquerait énormément leur fin de saison ô combien importante. Malgré cela, la LFP pourrait et devrait donner gain de cause aux champions de France et d'Europe ce jeudi, au grand dam de la direction nordiste, laquelle dénonce un manque d'équité.
«Ça pose la question de l'équité sportive»
«D'abord, pour être clair, on n'a rien contre le PSG, ils sont dans leur bon droit de faire cette demande, a rappelé le directeur général lensois Benjamin Parrot dans L'Équipe. Mais factuellement, le PSG a fait le choix de la Ligue des Champions, comme Canal+, son diffuseur. Maintenant, si la LFP ne défend pas la Ligue 1, qui va la défendre ? Si elle ne défend pas la continuité et le respect de ce qu'est la L1, qui va le faire ? Que la LFP, garante de la compétition, puisse avoir des décisions changeantes, ça pose la question de l'équité sportive.»
Ce choc entre le leader et son dauphin, qui pourrait être décisif dans la course au titre, devrait effectivement passer au premier plan pour la LFP. Le hasard du calendrier l'a placé à une date qui n'arrange certes pas les Rouge et Bleu, mais un report serait surtout préjudiciable pour les Jaune et Rouge. «Parce que si on décale ce match, au 6 ou au 13 mai, les dates proposées, ça voudrait dire qu'on n'aurait pas de compétition pendant quinze jours et qu'après on enchaînerait les rencontres…», a pointé du doigt le dirigeant nordiste.
Et si le PSG avait déjà 15 points d'avance ?
Benjamin Parrot souligne également un autre point sensible : Paris aurait-il fait cette demande si la lutte pour le titre n'était pas aussi serrée ? «Que le PSG fasse la demande c'est une chose, mais que la LFP y accède à un stade aussi avancé de la saison... Aussi est-ce que ce même débat aurait lieu si Paris avait 15 points d'avance ? Ils feraient peut-être simplement tourner leur effectif», a ajouté le directeur général lensois, également engagé sur deux tableaux avec une demi-finale de Coupe de France à jouer contre Toulouse (21 avril) entre deux matchs de championnat.
«Oui, on va jouer trois matches en sept jours, mais non, on ne va pas s'engouffrer et demander le report. Mais ce qui est assez cocasse, c'est que ce pourquoi Paris se bat, à savoir les fréquences de match, c'est exactement ce que nous donne cette programmation déterminée par la LFP. Ça veut dire clairement qu'aux yeux de la Ligue, ce n'est pas le critère de fréquence qui compte, mais simplement que l'Europe a pris l'ascendant sur tout le reste», a justement dénoncé Benjamin Parrot.
Manque d'équité en L1… et en C1
Au-delà de l'équité sportive en Ligue 1, celle de la Ligue des Champions pose également question, puisque les Reds n'auront pas le droit à un tel traitement de faveur en Premier League. «Tout le monde s'efface parce que la force de l'habitude fait qu'on ne questionne plus. La LFP, généralement, se compare à l'Angleterre, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne, mais aucune de ces ligues n'a ce fonctionnement», a conclu le dirigeant nordiste, qui attend maintenant - et visiblement avec pessimisme - la décision de la LFP.
D'après vous, la Ligue devrait-elle maintenir le choc entre Paris et Lens à la date initialement prévue ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire»…