

Roberto De Zerbi prend son temps. Malgré l'intérêt de plusieurs clubs en difficulté, le technicien lombard refuse de reprendre une équipe en cours de saison et préfère attendre l'été pour choisir un projet cohérent, quitte à laisser passer des opportunités immédiates.
Un refus qui en dit long
Selon Sky Sport Italia, la position de De Zerbi est ferme : aucune signature avant la fin des championnats. Une ligne de conduite assumée, même face à Tottenham, qui cherche désespérément un nouvel entraîneur avec l'échec de l'intérim d'Igor Tudor. Un contexte instable qui n'a rien pour séduire un coach dont le jeu repose sur des principes exigeants et une mise en place progressive.
Au-delà du cas des Spurs, ce choix traduit une vraie logique de carrière. Reprendre une équipe en crise, sans préparation estivale ni temps d'adaptation, expose davantage à l'échec qu'à la réussite. Dans un club en difficulté, l'urgence dicte tout, au détriment du travail de fond que De Zerbi privilégie depuis ses débuts, que ce soit à Sassuolo, à Brighton et même à l'OM.
Attendre pour mieux choisir
Ce positionnement s'explique aussi par le calendrier. Le marché des entraîneurs se décante réellement en fin de saison, lorsque les grands clubs clarifient leur situation sportive et leurs ambitions. En restant libre, De Zerbi conserve un levier important dans les négociations, avec la possibilité de s'inscrire dans un projet pensé sur le long terme.
Refuser aujourd'hui un club au bord de la rupture, comme Tottenham actuellement en lutte pour son maintien, revient presque à un calcul stratégique. Car si les Spurs ou d'autres formations retrouvent de la stabilité cet été, ils pourraient revenir avec des garanties bien différentes. En attendant, le Transalpin protège son image et s'évite un pari risqué dans un contexte qu'il ne maîtrise pas.
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