

Rater une fois la Coupe du monde, quand on est l'Italie, ça fait vraiment tache. Deux fois de suite, c'est une catastrophe industrielle. Trois fois, c'est absolument inimaginable, surtout quand le nombre de participants a augmenté de moitié.
Pourtant, c'est bel et bien le scénario cauchemar qui terrorise les Italiens ce jeudi : la possibilité d'échouer en barrages pour la troisième fois de suite. Les démons de la Suède et de la Macédoine du Nord refont surface.
Le match «le plus important» pour Gattuso
L'Irlande du Nord apparaît comme un adversaire très abordable sur le papier, mais les supporters de la Nazionale ont retenu les leçons précédentes. Celle face aux Nord-Macédoniens (0-1), qui avait empêché l'Italie d'aller au Qatar en 2022, a laissé des stigmates. Au-delà des Alpes, ce n'est vraiment pas la confiance qui règne avant ce rendez-vous, mais une pression immense à laquelle le sélectionneur Gennaro Gattuso dit être confronté nuit et jour depuis le début de son mandat.
«La responsabilité sur mes épaules ? Je la sens depuis le premier jour. Cela fait sept mois maintenant, chaque soir en me couchant, chaque matin en me réveillant, que j'entends ces mots : 'Emmène-nous au Mondial, emmène-nous au Mondial'. C'est le match le plus important de ma carrière d'entraîneur, mais je m'y suis préparé et je ne pense pas au fait que les choses peuvent aller mal. Je pense positif. On va jouer et on verra», a déclaré l'ancien milieu en conférence de presse.
Gattuso ne veut pas sous-estimer l'Irlande du Nord
Sur le terrain, il ne faudra pas avoir les jambes qui tremblent. Accepter de faire le dos rond dans les moments faibles sans s'effondrer. Gattuso a insisté dessus. «Il faudra savoir souffrir sur ce qu'ils savent faire. Ils envoient tout le temps le ballon 'in the box', comme on dit là-bas, dans la surface. Il faudra être agressifs, entrer sur le terrain sans jamais sous-évaluer l'Irlande du Nord. Pourquoi sont-ils là ? Parce qu'ils ont une envie folle sur chaque ballon, tu ne peux pas ne pas respecter cela. C'est ça que j'ai dit à mes joueurs», a ajouté l'ex-entraîneur de l'Olympique de Marseille.
Ce jeudi, Bergame ne pourra pas crier victoire, même s'il y a victoire. Ce ne sera qu'un pas de franchi vers l'Amérique. Le second s'annonce encore plus dur pour une sélection italienne en quête de repères mentaux. En cas de qualification en finale des barrages, les coéquipiers de Gianluigi Donnarumma devront se farcir un déplacement au Pays de Galles ou en Bosnie-Herzégovine. L'archétype du traquenard. Le Mondial a un prix, l'Italie en est encore très loin, mais elle doit prouver qu'elle en a la valeur.
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