

Les histoires d'amour finissent mal, en général ? Celle entre Igor Tudor et Tottenham aura duré à peine 44 jours. Nommé sur le banc des Spurs le 14 février dernier, jour de la Saint-Valentin, le technicien croate a été officiellement remercié par sa direction ce dimanche 29 mars.
La relation fut brève, mais la séparation ne surprend personne. Depuis plusieurs semaines, la rupture semblait inévitable : jamais ces deux-là n'avaient réellement semblé compatibles.
Une seule victoire en sept matchs
L'ancien entraîneur de l'OM n'a pas seulement rejoint une équipe en difficulté, il a pris les rênes d'un club en pleine dérive. Son tempérament distant et rigide n'a fait qu'accentuer les tensions. Selon la presse anglaise, les joueurs ont peu apprécié son «attitude désagréable» et «agressive» : un partenaire trop exigeant pour un vestiaire déjà fragilisé. Il aurait fallu un coach plus conciliant pour redonner le sourire et des ailes aux Spurs.
L'équipe n'a jamais vraiment suivi son entraîneur et les résultats ont été la conséquence de cette incompatibilité : une seule victoire en sept rencontres. Les défaites se sont enchaînées, comme des disputes irréparables, contre Arsenal (1-4), Fulham (1-2), Crystal Palace (1-3) en championnat, puis face à l'Atletico Madrid (2-5) lors du 8e de finale aller de la Ligue des Champions. Il y a eu un sursaut contre Liverpool (1-1), puis une lueur d'espoir lors du retour contre l'Atletico (3-2). Mais la flamme s'est définitivement éteinte avec une rechute contre Nottingham Forest (0-3).
Tottenham dans une position périlleuse
Son passage à la tête de l'équipe ne restera pas dans les mémoires comme un moment agréable. Ni pour les joueurs, donc, ni pour les journalistes, confrontés à son air agacé face à certaines questions et à son regard noir, ni pour les supporters, déconcertés par les changements radicaux de ses plans tactiques. Et encore moins pour Tudor lui-même, qui a appris le décès de son père juste après le coup de sifflet final de son dernier match sur le banc.
Tudor pensait sans doute saisir une opportunité rare en acceptant Tottenham. Il laisse finalement derrière lui une histoire brève et sans passion, où chacun a repris sa route rapidement. Le club londonien ne restera pas longtemps seul, puisqu'il faudra bien quelqu'un pour l'aider à sauver sa place dans l'élite, où il pointe à la 17e place avec un seul point d'avance sur le premier relégable. Sean Dyche sera-t-il ce chevalier blanc ? Son nom est évoqué. Aujourd'hui, la formation anglaise ne cherche pas forcément une idylle durable, mais seulement une fin heureuse.
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