

Si certains se posaient la question : oui, Randal Kolo Muani (27 ans) joue toujours au football. Prêté dans un Tottenham en perdition, le Bondynois traverse l'exercice comme une ombre. Mais paradoxalement, alors que son efficacité est au point mort, son profil de «couteau suisse» continue de séduire les directions sportives européennes qui voient en lui un attaquant idéal pour densifier une rotation.
Des chiffres en chute libre, une réputation de fer
Le constat statistique en Angleterre est brutal. Avec un seul petit but en 25 apparitions, Kolo Muani affiche le même bilan offensif que des défenseurs comme William Saliba ou Ibrahima Konaté. Pire, le Bleu pointe derrière Malo Gusto et Nordi Mukiele au classement des buteurs français de Premier League. Avec des Spurs malades, son rendement n'a jamais décollé, renforçant l'idée d'un joueur incapable de porter une attaque sur ses épaules quand le vent tourne.
Pourtant, le marché ne l'a pas enterré. Sa réputation survit grâce à son passage réussi à la Juventus en 2025, où il avait claqué 10 buts en 22 matchs. Ce souvenir italien, bien plus flatteur que son calvaire londonien (5 buts en 36 matchs), entretient le mythe d'un joueur dont le talent dépend du contexte. Grand, mobile et polyvalent, le Tricolore ne vend plus le rêve d'un crack mondial, mais celui d'un soldat tactique capable de presser et d'occuper tous les postes de l'attaque.
La Juventus pour l'affect, Liverpool pour le cash
La Vieille Dame est la mieux placée pour relancer la machine. Forte de l'adaptation passée du Français en Serie A, la Juventus mise sur l'envie du joueur de retrouver un environnement familier. Sportivement, le mariage fait sens, mais financièrement, le dossier est un casse-tête : les Bianconeri n'ont pas les moyens de racheter cash un joueur payé 95 M€ par le PSG. La négociation portera sur un montage complexe, entre prêt avec option et étalement de paiement, pour un joueur encore lié à Paris jusqu'en 2028.
À l'inverse, Liverpool possède la puissance de feu nécessaire pour boucler l'affaire rapidement. Si Kolo Muani n'a pas les épaules pour succéder à Mohamed Salah, sa capacité à prendre la profondeur et sa polyvalence rappellent le profil de Luis Diaz. Pour le PSG, l'enjeu est clair : il faut trancher. À deux ans de la fin de son contrat, Paris a une dernière fenêtre pour récupérer une indemnité décente. Un nouveau prêt ressemblerait à du rafistolage, alors qu'une vente définitive permettrait enfin de clore un chapitre coûteux et stérile.
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