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le 06/05/2026 à 15h30

Arsenal : Gyökeres, le Viking besogneux

Arsenal : Gyökeres, le Viking besogneux
Viktor Gyökeres ne vit pas que par les buts.
Recruté pour 73 M€ après deux saisons monstrueuses au Sporting CP, Viktor Gyökeres n'a pas totalement renversé l'Angleterre dès sa première année à Arsenal. Mais derrière des chiffres moins spectaculaires qu'au Portugal, l'attaquant suédois a fini par devenir une pièce essentielle du système de Mikel Arteta.

Il n'a pas le talent de Zlatan Ibrahimovic, mais Viktor Gyökeres (27 ans) possède peut-être ce supplément d'âme qui a empêché son glorieux aîné de disputer une finale de Ligue des Champions. La formule peut sembler provocatrice, mais elle résume assez bien le paradoxe de la première saison londonienne du Scandinave.


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Car tout n'a pas été parfait. Loin de là. Mais au moment où Arsenal s'apprête à jouer le doublé Premier League-Ligue des Champions, le rôle de l'ancien goleador du Sporting CP apparaît finalement beaucoup plus important que ses seuls buts.

Une adaptation lente mais logique

Les débuts du Suédois ont longtemps laissé une impression étrange. Avec seulement 6 buts en 18 matchs à la mi-décembre, Gyökeres semblait hors tempo dans une équipe qui dominait souvent sans réellement jouer pour lui. Son intégration au jeu de position de Mikel Arteta a pris du temps : pressing permanent, décrochages, fixation des centraux, création d'espaces pour les ailiers… Le rôle demandé n'avait plus grand-chose à voir avec celui qu'il occupait à Lisbonne. Dans une machine ultra-structurée, le numéro neuf devait devenir un rouage collectif avant d'être une star offensive.

Pourtant, la montée en puissance a fini par arriver. Depuis janvier, Gyökeres a inscrit 14 de ses 21 buts toutes compétitions confondues. Ce n'est pas le rouleau compresseur attendu après ses saisons folles au Portugal, mais ce n'est pas non plus un échec. Surtout, peu de recrues offensives ont atteint ce total dès leur première saison à Arsenal depuis Thierry Henry. Alexis Sanchez l'avait fait avec 25 buts en 2014-2015, Aubameyang avait explosé à 31 buts lors de sa première saison complète en 2018-2019. Gyökeres, lui, s'installe dans cette catégorie sans avoir bénéficié du même contexte offensif.

Le travail invisible qui change Arsenal

La vraie évolution se lit surtout ailleurs. Contre l'Atletico Madrid en demi-finale retour de Ligue des Champions, Gyökeres n'a pas marqué, mais il a épuisé la défense adverse pendant 90 minutes. Pressing incessant, jeu dos au but, déviations, appels croisés, duels aériens : son activité a été saluée publiquement par Arteta après la rencontre. «Ce soir, Gyökeres a été immense» , a insisté le manager espagnol, conscient que son avant-centre apporte désormais beaucoup plus qu'une simple présence dans la surface.


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Les chiffres confirment cette impression. Avec plus de 21 pressings tentés par 90 minutes et environ 25 sprints à haute intensité par match, le Suédois est devenu le premier rideau défensif des Gunners. Son jeu de fixation libère des espaces pour ses partenaires offensifs, tandis que ses duels aériens offrent enfin un vrai point d'appui dans les matchs fermés. Arsenal n'a peut-être pas recruté un serial buteur à 35 buts par saison, mais le club possède désormais une pointe capable d'user physiquement les défenses et de faire respirer toute l'équipe dans les grands rendez-vous.

Que pensez-vous de la première saison de Viktor Gyökeres avec Arsenal ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …

Par Youcef Touaitia, le 06/05/2026 à 15h30

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