

Le scénario initial promettait un sprint final asphyxiant pour les hommes de Mikel Arteta, condamnés à jeter toutes leurs forces dans la bataille de la Premier League jusqu'au bout. Finalement, le nul des Skyblues offre la couronne aux Londoniens avec onze jours d'avance sur l'échéance européenne, transfigurant complètement l'approche de leur fin de saison.
Le rééquilibrage total des forces
Jusqu'ici, le PSG bénéficiait d'un boulevard pour planifier son pic de forme, sa saison de Ligue 1 étant terminée depuis le 17 mai. Avec treize jours sans pression de résultat, les hommes de Luis Enrique semblaient posséder un vrai avantage sur un Arsenal censé s'épuiser dans un mano a mano étouffant avec Manchester City. Mais le titre déjà décroché efface une partie de cette asymétrie et permet désormais aux Gunners de basculer eux aussi dans une gestion idéale avant Budapest.
Ce cadeau tombé du ciel égalise presque la donne sur le plan de la fatigue nerveuse. Arsenal n'aura plus la boule au ventre ni l'obligation de faire courir ses cadres jusqu'à la dernière seconde du championnat pour arracher le graal national. En éliminant cette dépense d'énergie massive à seulement quelques jours du voyage en Hongrie, les Londoniens s'évitent une décompression post-titre tardive qui aurait pu leur être fatale face à l'impitoyable armada parisienne.
Une répétition avec Crystal Palace
Le dernier rendez-vous des Gunners à Crystal Palace, le 24 mai, change radicalement de statut. Initialement programmé comme un sommet de tous les dangers pour le titre, ce match se transforme en un simple galop d'essai grandeur nature pour Mikel Arteta. Le technicien espagnol va pouvoir doser le temps de jeu de ses forces vives, laisser souffler les organismes, et offrir du rythme aux revenants sans redouter la moindre conséquence au classement.
Si Paris conserve l'avantage de ne pas s'exposer aux blessures d'un match officiel à une semaine de la finale, Arsenal s'offre le luxe d'un entre-deux parfaits : un micro-cycle de repos combiné à un match d'entretien pour ne pas perdre le rythme de la compétition. Le 30 mai à Budapest, ce n'est plus une équipe d'Arsenal rincée par les joutes anglaises qui se présentera face au champion de France, mais un bloc champion et revigoré, prêt à livrer un combat à armes égales.
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