

À un match de la saison exceptionnelle. Si Lens assume son statut de large favori et remporte la finale de la Coupe de France contre Nice vendredi, le club de l'Artois conclura «une saison extraordinaire et historique», selon les propos de Pierre Sage.
«La saison de rêve, ç'aurait été de faire le doublé avec la Ligue 1. Si on gagne, ce sera une saison extraordinaire et historique, mais pas de rêve», a tempéré l'entraîneur des Sang et Or dans les colonnes du journal L'Equipe.
Sage ferme la porte aux sollicitations… pour l'instant
Un tel épilogue mettrait davantage en valeur le travail de Sage. Solide deuxième en Ligue 1, le RCL a longtemps joué les trouble-fêtes dans la course au titre, sans pouvoir empêcher le sacre du Paris Saint-Germain. Le coach lensois a regretté que certains virages aient été mal négociés, mais son équipe a continué de progresser, notamment dans l'intensité et la qualité du pressing mis en place. Un rendu très satisfaisant qui risque de lui attirer des sollicitations cet été, mais son projet est de ne pas y répondre favorablement.
«Il se passe des choses», a clairement annoncé Sage lors d'un entretien accordé au quotidien sportif, «mais, pour l'instant, l'idée c'est de rester», a-t-il tempéré. «Je sais que tout peut se passer mais, malgré tout, l'intention de continuer avec la plus grande partie possible de cet effectif est bien présente. Il faut aussi être conscient qu'on a fait une bonne saison, que les coachs sont souvent associés à la réussite de leur équipe», a prévenu le technicien de 47 ans, qui reste focalisé sur sa mission chez les Sang et Or.
Un vide à combler
Une échéance très importante arrive donc dès vendredi, avec l'occasion de permettre à Lens de remporter la première Coupe de France de son histoire. «J'ai appris ça (que le RCL n'avait jamais gagné la Coupe, ndlr) en signant mon contrat, et sur le ton de la boutade, on s'est dit que ce serait bien d'être la première génération à le faire. Au fur et à mesure des semaines, je me suis rendu compte que c'était une vraie anomalie. Qu'il y a un manque, en fait», a révélé l'entraîneur lensois.
«On a un club qui a 120 ans et qui mérite d'être récompensé. On a une génération qui a fait une superbe saison et qui mériterait d'être récompensée aussi. Donc je pense que c'est la bonne année», a-t-il confié, optimiste. Lens jouera dans un stade presque exclusivement acquis à sa cause : 50 000 supporters viendront à Saint-Denis depuis les Hauts-de-France, sans compter les ch'tis installés à Paris. «Je suis impatient de découvrir le Stade de France vraiment très sang et or», a soufflé Sage, qui a l'occasion de confirmer ses débuts tonitruants dans le métier d'entraîneur.
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