

Question : pourquoi un arbitre est-il triste lorsqu'il est désigné pour la demi-finale d'une grande compétition ? Réponse : car il sait qu'il ne sera pas nommé pour la finale.
Il s'agit d'une règle tacite que tous les sifflets internationaux connaissent et redoutent. L'UEFA a pourtant fait une entorse cette année : Daniel Siebert, aux commandes pour la manche retour - et houleuse - entre Arsenal et l'Atletico Madrid (1-0), a une nouvelle fois été choisi pour le choc entre les Gunners et le Paris Saint-Germain (1-1, 3-4 t.a.b.).
«C'est hérétique de faire demi-finale»
L'Allemand n'a donc pas découvert samedi dernier les flagrants gains de temps et autres actes d'anti-jeu pratiqués par l'équipe de Mikel Arteta. Il s'y attendait, et il n'a pas tardé à montrer son agacement, en témoigne ce corner enlevé à Bukayo Saka avant la pause ou ce carton jaune infligé à Cristhian Mosquera lors du second acte. «L'arbitre a été agacé par l'attitude des joueurs d'Arsenal ? Je suis en phase à 100%», a répondu l'ancien arbitre international français Gilles Veissière sur RMC.
Selon le retraité, l'UEFA n'aurait jamais dû confier cette affiche à Siebert. «Le gars en a marre, c'est négatif, négatif. Il est dans une finale, il voit bien qu'elle est vilaine. Et puis c'est une erreur de désignation de mettre cet arbitre-là - qui est un grand arbitre, on ne fait pas une finale de C1 si on n'a pas le niveau - parce qu'il les avait déjà arbitrés en demi-finale. C'est hérétique de faire demi-finale et finale quand on a autant d'arbitres de qualité, et qu'on a des nations avec de bons arbitres qui sont déjà dehors», a-t-il poursuivi.
Aucun penalty selon Veissière
«C'est l'UEFA qui fait cette erreur, elle est incompréhensible. Ils l'ont mis en difficulté. Il les avait déjà arbitrés dans des conditions difficiles contre l'Atletico. Ils lui ont remis une dose, je n'aurais pas aimé être à sa place», a pointé du doigt Veissière. Le sifflet allemand a pourtant su rester professionnel, et il semble difficile de ressortir une polémique arbitrale de la finale. Sauf peut-être cette situation litigieuse dans la surface parisienne entre Noni Madueke et Nuno Mendes, lors de la prolongation ?
«J'ai analysé les deux situations litigieuses. La main de Bukayo Saka, le joueur n'y peut absolument rien, il n'y avait pas penalty, je suis catégorique. Pour l'action entre Mendes et Madueke, c'est une excellente décision de ne pas siffler, a répondu Veissière dans l'After Foot. Le joueur d'Arsenal prend le bras de son adversaire et l'oblige à le pousser. Il aurait même pu siffler une faute en faveur du PSG, selon moi, et ça aurait été une masterclass. Il aurait eu tout juste.» 9/10, donc ?
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