

Finalement, ce n'était peut-être pas le groupe de la mort redouté au moment du tirage au sort de la Coupe du monde 2026. L'équipe de France s'en est sortie totalement indemne.
Jamais vraiment bousculés, les Bleus terminent avec un sans-faute, bien aidés par quelques prestations individuelles de grande classe comme celle d'Ousmane Dembélé, triple buteur face à la Norvège (4-1) vendredi.
Toujours pas de match plein
Ces numéros de soliste ne doivent pas pour autant masquer certaines failles persistantes, à commencer par cette incapacité à jouer des matchs pleins. Vendredi, les vice-champions du monde se sont essentiellement appuyés sur une première période aboutie et loin du niveau affiché au retour des vestiaires.
«Il y a eu un relâchement, compréhensible et plus ou moins conscient, sur la deuxième mi-temps, où ils ont été bien plus en gestion et où il y a eu trop de pertes de balle dans des zones dangereuses», a commenté Philippe Montanier dans L'Equipe, sachant que les Bleus avaient plutôt choisi la seconde période contre le Sénégal (3-1) et l'Irak (3-0). Les coéquipiers de Désiré Doué seraient-ils un peu trop sûrs de leurs forces ? «Je ne parlerais pas d'excès de confiance, a écarté le milieu du Paris Saint-Germain. Je pense qu'on connaît nos qualités, on sait qu'on a la qualité pour faire mal à toutes les équipes.»
Ibrahimovic voit une faille
Ce n'est pas Zlatan Ibrahimovic qui viendra le contredire. Sur le plateau de la chaîne Fox, le consultant s'est dit persuadé que l'équipe de France a tout ce qu'il faut pour gagner le Mondial. Mais le Suédois souligne lui aussi le même défaut. «La seule chance pour un adversaire, c'est quand ils se relaxent et qu'ils s'éteignent, a noté l'ancien attaquant. C'est le seul moment où j'ai vu un adversaire entrer dans le match.» Futurs adversaires des Bleus en 16es de finale mardi, ses compatriotes suédois risquent aussi de pointer d'autres failles aperçues durant cette phase de groupes.
Difficile de ne pas pointer du doigt les doutes autour des latéraux. Sur le côté droit, malgré la confiance de Didier Deschamps, Jules Koundé n'a jamais rassuré. Et ce n'est pas mieux en ce qui concerne Théo Hernandez, fautif sur le penalty concédé face à la Norvège. La charnière centrale est souvent parvenue à limiter les dégâts. Mais vendredi, même Dayot Upamecano a montré des signes de fébrilité. Tous ces motifs d'inquiétude n'ont sans doute pas échappé au sélectionneur et à son staff sans doute prêts à resserrer la vis avant de rencontrer des adversaires plus menaçants.
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