

Championne d'Europe en titre, l'Espagne a tenu son rang en battant facilement l'Autriche (3-0), ce jeudi soir, en 16e de finale de la Coupe du monde 2026. Très solide et séduisante dans le jeu, la Roja n'a laissé aucune chance à son adversaire et affrontera le Portugal ou la Croatie au prochain tour.
Avantage logique à la pause pour l'Espagne
Supérieurs dans le jeu dès l'entame, les joueurs de Luis de la Fuente ont d'abord été bien contenus par une équipe autrichienne rigoureuse. Les Autrichiens auraient même pu ouvrir la marque si Gregoritsch avait fait preuve d'un meilleur timing sur un ballon haut de Sabitzer. Mais la pression espagnole s'est accentuée au fil des minutes devant le but de Schlager. Et la Roja a logiquement pris l'avantage dans cette partie.
Après la demi-heure de jeu, Oyarzabal reprenait un centre au sol de Cucurella pour marquer d'une frappe croisée du gauche (1-0, 36e). Avant cela, Cucurella s'était vu refuser un but sur corner pour une faute sur l'action, puis Oyarzabal s'était montré dangereux une première fois sur une frappe détournée au sol par Schlager. Derrière le but, l'Espagne a continué de pousser pour faire le break face à une équipe d'Autriche à la recherche de son second souffle. Et toute heureuse de regagner les vestiaires après un coup franc de Baena renvoyé par la barre transversale, suivi dans la foulée d'un tir de Yamal repoussé par Schlager.
Porro fait le break, Oyarzabal remet ça
En seconde période, l'Espagne n'a pas levé le pied et a continué de multiplier les assauts sur le but adverse pour faire le break. A force de subir, l'Autriche a fini par craquer une deuxième fois après l'heure de jeu. Très offensif, le latéral droit Porro était à la réception d'un centre de Baena pour marquer de la tête (2-0, 66e). Derrière, Yamal aurait même pu inscrire le but du 3-0 sans un sauvetage d'Alaba sur sa ligne. C'est Oyarzabal qui s'en est chargé en marquant un deuxième but sur une nouvelle passe décisive de Cucurella (3-0, 89e). La Roja était trop forte pour l'Autriche.
La note du match : 6/10
L'Autriche n'a fait illusion qu'une dizaine de minutes. Après un début de match intéressant des Autrichiens, l'Espagne a eu la mainmise sur la partie et il fallait regarder les hommes de Luis de la Fuente pour se régaler sur le terrain. La Roja a fait le spectacle avec un jeu offensif et de nombreuses occasions.
Les buts :
- Depuis le côté gauche, Cucurella centre au sol vers le point de penalty, où Oyarzabal reprend le ballon d'une frappe croisée du gauche sans contrôle pour battre Schlager, pris à contre-pied (1-0, 36e).
- Sur une frappe contrée d'Olmo, Cucurella récupère le ballon à l'angle gauche de la surface et décale Baena. L'ailier progresse dans la surface côté gauche avant d'adresser un centre devant le but, où Porro est totalement démarqué pour marquer d'une tête piquée (2-0, 66e).
- Depuis le côté gauche, Cucurella envoie une passe au sol vers le second poteau et Oyarzabal, qui marque d'une frappe décroisée du droit (3-0, 89e).
Les NOTES des joueurs
Maxifoot a attribué une note (sur 10) commentée à chaque joueur.
L'homme du match : Mikel Oyarzabal (8/10)
Auteur d'un doublé, l'avant-centre de l'Espagne a répondu présent dans ce 16e de finale. Très remuant à la pointe de l'attaque, il a constamment proposé des solutions par ses appels et apporté le danger sur le but adverse. Son sens du placement a fait des merveilles sur ses deux buts, à chaque fois à la réception d'une passe de Cucurella.
ESPAGNE :
Unai Simón (6) : peu sollicité durant le match, le gardien a passé un après-midi très tranquille. Il est néanmoins resté concentré et a su intervenir avec vigilance lorsque la situation l'exigeait.
Pedro Porro (7,5) : le latéral droit a réalisé un match impressionnant. Appliqué dans son placement, il a rarement laissé des espaces et a livré une prestation défensive de haute volée. Mais il a aussi brillé dans la moitié de terrain adverse où son activité constante a fini par peser sur la défense autrichienne avec ce but du 2-0 inscrit d'une tête piquée.
Pau Cubarsí (7) : un match sans fausse note pour le défenseur central. Bien placé et vigilant tout au long de la rencontre, il a souvent anticipé les intentions adverses avec beaucoup d'intelligence.
Aymeric Laporte (6,5) : à l'instar de son compère de la charnière centrale, le défenseur n'a jamais été mis en difficulté dans cette rencontre. Dominateur dans ses duels au sol comme dans les airs, le défenseur central a parfaitement contenu les offensifs adverses. Remplacé à la 90e+3 par Marc Pubill (non noté).
Marc Cucurella (8) : toujours disponible sur son côté, il a offert plusieurs solutions offensives grâce à ses montées répétées. Il est passeur décisif sur les deux buts inscrits par Oyarzabal. Il est aussi impliqué dans l'action du 2-0. Défensivement, il a remporté la plupart de ses face-à-face et limité l'influence de son adversaire direct.
Rodri (7) : patron du milieu, il a répondu présent dans cette rencontre. Le joueur de Manchester City a alterné les récupérations précieuses et les transmissions propres pour fluidifier les phases de possession.
Pedri (7) : omniprésent dans l'entrejeu, le milieu du Barça a multiplié les courses et les efforts des deux côtés du terrain. Son volume de jeu impressionnant a grandement participé à la maîtrise de son équipe dans ce match. Remplacé à la 90e+3 par Fabian Ruiz (non noté).
Lamine Yamal (6,5) : très actif sur son aile droite, l'attaquant a donné le tournis à Laimer. Sa qualité technique lui a permis d'éliminer plusieurs fois son adversaire, notamment par des petits ponts, et de créer des situations dangereuses. Sans être décisif malgré plusieurs occasions - Alaba a repoussé sa frappe sur la ligne -, il a largement participé à l'animation offensive par son activité et ses prises d'initiative. Remplacé à la 85e par Gavi (non noté).
Dani Olmo (6) : le milieu offensif a été présent dans le jeu de son équipe. Il a alterné les accélérations balle au pied, les gestes techniques et les passes inspirées pour mettre la défense adverse en difficulté. Remplacé à la 71e par Mikel Merino (non noté).
Álex Baena (7) : intenable pendant plus d'une heure, l'ailier a brillé au cours de cette rencontre. Très inspiré sur son côté gauche, il a constamment cherché à déséquilibrer le bloc adverse par ses prises d'initiative et a fait de nombreuses différences par le dribble ou la passe. Il dépose le ballon sur la tête de Porro pour le 2-0, alors que la barre transversale avait repoussé son coup franc plus tôt dans la rencontre. Remplacé à la 71e par Ferran Torres (non noté).
Mikel Oyarzabal (8) : lire le commentaire ci-dessus.
AUTRICHE :
Alexander Schlager (5) : auteur de plusieurs arrêts décisifs, le gardien a longtemps maintenu son équipe dans la rencontre grâce à ses réflexes. Cela n'a pas été suffisant pour empêcher la lourde défaite des siens.
Stefan Posch (3) : inspiré dans ses interventions en début de match, le latéral droit a rapidement sombré. Il a été submergé par les courses de Baena et les montées de Cucurella. Remplacé à la 85e par Alexander Prass (non noté).
Kevin Danso (4) : très agressif dans le bon sens du terme, le défenseur central a rapidement imposé un défi physique aux attaquants adverses. Face aux vagues espagnoles, il a peu à peu perdu le fil au cours de la rencontre
David Alaba (4) : son sauvetage sur la ligne devant Yamal en fin de match ne suffira pas à gommer ses lacunes dans cette rencontre. Pris de vitesse à plusieurs reprises ou trop loin de son adversaire, il n'a pas imposé une menace constante sur les attaquants espagnols.
Konrad Laimer (4) : le latéral droit a connu une rencontre difficile. Tourmenté par Yamal, il avait déjà les mains sur les genoux avant même la fin de la première période. Le changement tactique de son sélectionneur à la mi-temps lui a permis d'obtenir de l'aide dans son couloir.
Nicolas Seiwald (3) : dominé dans l'entrejeu, le milieu de terrain n'a pas pesé dans cette rencontre, à la récupération comme dans le jeu. Remplacé à la 46e par Carney Chukwuemeka (3), qui n'a pas été bien meilleur en seconde période.
Xaver Schlager (3) : à l'instar de son coéquipier au milieu, il a souffert pendant 45 minutes. Le joueur du RB Leipzig a passé son temps à courir derrière le ballon. Remplacé à la 46e par Florian Grillitsch (4), qui a apporté un peu plus d'agressivité et de présence dans l'entrejeu.
Romano Schmid (3) : l'ailier droit n'a pas été très en vue dans cette rencontre. Dans une équipe dominée, il a passé la majeure partie de son temps à défendre. Remplacé à la 60e par Marko Arnautovic (non noté).
Paul Wanner (4) : volontaire et entreprenant, le milieu offensif a été l'un des rares Autrichiens à tenter de faire des différences balle au pied. Il n'a pas tout réussi, mais il a eu le mérite d'essayer de faire bouger les choses.
Marcel Sabitzer (4,5) : très actif, le milieu offensif a souvent trouvé les bonnes zones pour orienter le jeu de son équipe. Il aurait pu être crédité d'une passe décisive si Gregoritsch avait mieux exploité son centre en première période.
Michael Gregoritsch (2) : l'avant-centre pourra regretter ce mauvais timing sur cette tête en première période. Il aurait pu donner l'avantage à son équipe sur cette action. Pour le reste, il n'a pas existé dans cette partie. Remplacé à la 60e par Sasa Kalajdzic (non noté).
Et pour vous, quels ont été les meilleurs et les moins bons joueurs du match ? Réagissez dans la zone de "commentaires" ci-dessous !
ESPAGNE 3-0 AUTRICHE (mi-tps: 1-0) - CdM 2026 - 16e de finale / 16e
Stade : SoFi Stadium, Inglewood - Arbitre : Glenn Nyberg, Sweden
Buts : Mikel Oyarzabal (36e) Pedro Porro (66e) Mikel Oyarzabal (89e) pour ESPAGNE
Avertissements : -
ESPAGNE :
AUTRICHE :
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VIDEO : le résumé du match Espagne - Autriche (1minute04)
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Un doublé pour Oyarzabal

La joie de Porro après son but (2-0, 66e)

Atelier petit pont pour Yamal

Cucurella était omniprésent
