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le 15/07/2026 à 00h59

Billet (de C. Barbier) : "la Coupe du monde d'Olise m'a laissé sur ma faim"

Billet (de C. Barbier) : "la Coupe du monde d'Olise m'a laissé sur ma faim"
Le Mondial de Michael Olise est largement perfectible.
Cinq passes décisives sur les quatre premiers matchs, une impression de survoler les débats, des comparaisons flatteuses en tout genre… Puis après ? Michael Olise a coupé les gaz. Son match face à l'Espagne (0-2), ce mardi en demi-finales de la Coupe du monde 2026, a conclu un tournoi finalement frustrant du milieu offensif de l'équipe de France. Je m'explique.

Le billet d'humeur de Clément Barbier

Les billets d'humeur ne sont pas faits pour prendre de pincettes, n'est-ce pas ? Alors allons-y franco : la Coupe du monde 2026 de Michael Olise m'a franchement laissé sur ma faim. Autre disclaimer : je précise que j'apprécie beaucoup le joueur. Bien sûr que le milieu offensif de l'équipe de France m'a enchanté en seconde période contre le Sénégal (3-1) en phase de groupes. Evidemment qu'il m'a plu contre l'Irak (3-0). Que je l'ai trouvé excellent contre la Suède (3-0) en 16es de finale. Mais j'ai toujours voulu garder une certaine mesure face à un engouement encore disproportionné à mes yeux.


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Sentiment renforcé par la pluie de louanges après le succès contre les Blågult. Le joueur du Bayern Munich avait été très, très bon, il n'y a pas eu de débat (et encore, si je suis vraiment pointilleux, je pourrais parler de son problème d'efficacité face au but). Mais les comparaisons qui ont suivi - Christophe Dugarry a notamment établi un lien avec Zinédine Zidane - m'ont beaucoup surpris. Le journal L'Equipe avait même parlé d'un «artiste inclassable». Vive le sens de la mesure. La suite du tournoi d'Olise n'a malheureusement pas été du même acabit. Ce qui, je l'espère, va faire consensus.

Avertissements contre le Paraguay et le Maroc

Le 8e de finale face au Paraguay (1-0) a renforcé mes craintes à propos de l'ailier du Bayern Munich, que Didier Deschamps a préféré réaxer à partir du match face au Sénégal. Olise a souvent du mal à exister lorsqu'il doit se débrouiller dans les espaces réduits. Luis Enrique l'avait parfaitement identifié en densifiant volontairement sa zone lors de la demi-finale retour de Ligue des Champions en mai, entre le Bayern et le Paris Saint-Germain (1-1, 5-4 à l'aller). Résultat, Olise n'avait pas existé. Et face au bloc bas et au vice des Paraguayens, l'ancien joueur de Crystal Palace n'a pas eu de solutions.


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Il avait touché beaucoup de ballons mais n'avait pas créé d'occasion de but. C'est pourtant ce qu'on demande à un meneur de jeu, d'autant plus face à une équipe regroupée devant sa défense. Il n'avait réussi qu'une passe clé. Et tenté qu'une seule passe dans la surface adverse. Ce n'était pas glorieux. C'était un peu mieux en quarts de finale contre le Maroc (2-0), mais le Français de 24 ans avait encore été très brouillon. Il n'avait pas réussi à amener le ballon dans la surface une seule fois via sa qualité de passes et avait encore pêché dans le dernier geste. Mais par contre, sa puissance balle au pied avait été utile.

L'Espagne, un raté total

Contre l'Espagne, en revanche, la déception a été immense. Dans un match où la Roja ne lui a pas laissé le champ pour s'exprimer, Olise a tout raté. Encore une fois, il n'a réussi aucune passe dans la surface adverse. Une seule passe réussie en trois matchs dans les 16,5 derniers mètres, ça fait tâche, pour un numéro 10. Sans parler de ses 20 ballons perdus (sur 55, soit 36% !), témoin d'une défaillance technique rare : imprécis tout au long de la rencontre, mettant même ses coéquipiers en difficulté sur des remises faciles.

Il n'a jamais incarné l'embryon d'une menace pour la défense espagnole. Passes, dribbles : il a beaucoup raté. Alors évidemment, je ne jette pas le Mondial d'Olise. Absolument pas. Je retiens le début, qui m'a mis des étoiles dans les yeux. Mais je n'oublie pas le reste, bien loin du niveau d'un candidat au Ballon d'Or, dont le dossier s'est envolé. J'ai toujours envie de m'enflammer avec Olise, et j'accueillerais très volontiers une fin plus heureuse, samedi lors de la petite finale, s'il conserve les faveurs de Deschamps. À défaut de pouvoir les descendre en bus à impériale.

Qu'avez-vous pensé de la Coupe du monde de Michael Olise ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

Par Clément Barbier, le 15/07/2026 à 00h59

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