

La relégation des Girondins de Bordeaux est désormais officielle. Comme pressenti après le retrait du fonds d'investissement britannique Sparta, qui devait permettre au club de réunir les 10 millions d'euros nécessaires au financement de la saison 2026-2027, la commission d'appel de la DNCG a confirmé ce mercredi la sanction prononcée le 30 juin.
Le club aquitain est donc exclu de toutes les compétitions nationales pour la saison prochaine et évoluera en Régional 1, soit la 6e division française. Et, plus que jamais, la menace d'une liquidation judiciaire plane sur les Girondins.
C. Dugarry - «dégagez tous !»
Une situation qui touche les anciennes figures des Girondins de Bordeaux, à commencer par Christophe Dugarry. Invité à réagir à cette annonce sur les ondes de RMC, l'ancien attaquant bordelais n'a pas caché son agacement envers les personnes qui ont dirigé le club au cours des dernières années.
«On est choqués. Depuis des années, on assiste au bal des incompétents et des voleurs. Ça ment dans tous les sens. C'est insupportable ! C'est toute la déviance du mauvais football que l'on déteste. Ce football business, ce football de n'importe quoi. C'est notre club qui en paie le prix. Certains se sont amusés avec notre club, ont craché sur notre club, ont détruit notre club, se sont gavés sur notre club. C'est terrible...» , a réagi le champion du monde 1998.
L'ancien international français n'attend plus qu'une chose : un grand ménage au sein du club. «Je n'ai plus envie de voir Gérard Lopez (président et propriétaire), tous ces fonds d'investissement, ces soi-disant repreneurs... Dégagez tous ! On ira en R1 s'il le faut, mais dégagez tous, on ne veut plus vous voir ! J'en ai marre de ces gens qui utilisent notre club pour exister» , a-t-il lancé, désabusé.
Dugarry garde espoir pour l'avenir du club
Malgré cette situation dramatique, Dugarry refuse d'abandonner tout espoir. Il cite notamment l'exemple de Strasbourg, parvenu à se reconstruire après avoir connu une descente similaire. «J'ai toujours espoir, parce que Strasbourg a réussi. Ils sont tombés aussi bas que nous, ils ont réussi à remonter» , rappelle le natif de Lormont.
En revanche, l'ancien attaquant exclut toute implication personnelle dans un éventuel projet de relance du club, à l'image de Marc Keller au Racing. «Je le dis clairement, ce ne sera pas moi. J'ai des enfants de 5 ans, 3 ans, et 5 mois, ce n'est pas la vie que j'ai envie d'avoir à 54 ans. D'autres ont certainement envie. Je leur souhaite bonne chance, ils auront tout mon soutien» , a conclu l'ex-international. Selon Sud Ouest, le FCGB va entamer une démarche auprès du CNOSF afin de gagner du temps et ainsi lancer un appel d'offres pour trouver un éventuel repreneur.
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