

La Roja a mérité cette Coupe du monde 2026 ! Largement dominatrice, l'Espagne a pris le meilleur sur l'Argentine (1-0, a.p.) au bout du suspense ce dimanche à l'occasion de la finale du Mondial au MetLife Stadium de New York.
Longtemps neutralisés par des Argentins très défensifs et accrocheurs, les Espagnols ont été délivrés par Ferran Torres en prolongation. Il s'agit du second sacre de la sélection ibérique après 2010.
L'Espagne contrôle, l'Argentine défend
Dès les premières minutes, la Roja se procurait une belle occasion par Yamal, dont la frappe, déviée par Li. Martinez, terminait dans les gants d'E. Martinez. Dans le bon tempo, les Espagnols multipliaient les passes et accentuaient petit à petit la pression dans le camp adverse. Avec un bloc défensif très bas, l'Albiceleste se contentait de résister pendant de longues minutes... Sans surprise, les Argentins avaient tout de même le mérite de se battre et le match gagnait en intensité avec des duels de plus en plus musclés.
A ce petit jeu, les débats s'équilibraient avec une Roja pas assez dangereuse à l'approche de la zone de vérité... A l'exception d'un tir lointain d'Oyarzabal bien capté par E. Martinez, l'Espagne était globalement inoffensive malgré un contrôle total du ballon. Juste avant la pause, l'Argentine connaissait un coup dur avec la sortie de Lisandro Martinez, blessé et remplacé par Otamendi.
Martinez solide, Fernandez voit rouge !
Au retour des vestiaires, Scaloni tentait de réveiller son équipe avec les entrées successives de Paredes et Molina en quelques minutes. A l'image d'un Paredes impliqué dans tous les mauvais coups, la tension montait encore d'un cran avec une échauffourée et de nombreuses fautes... Dans le jeu, les Espagnols affichaient toujours une maîtrise totale, mais sans inquiéter E. Martinez jusqu'à l'heure de jeu.
Après un premier frisson sur une tête de Torres sur E. Martinez, l'Albiceleste subissait encore et encore les vagues adverses en étant invisible dans le jeu. Mais sans rien lâcher, l'Argentine s'accrochait et se battait sur tous les ballons pour repousser les assauts ibériques avec une énorme solidarité collective. Puis cette finale connaissait un tournant : pour un second carton jaune, Fernandez était expulsé ! Jusqu'au bout du temps réglementaire, l'Espagne ne trouvait pas la faille avec un coup franc de Yamal repoussé par E. Martinez et les deux équipes devaient disputer une prolongation.
Torres en héros !
En supériorité numérique, les hommes de De la Fuente insistaient face à des Argentins recroquevillés. Grâce à Williams, la sélection espagnole pensait marquer, mais l'arbitre sifflait finalement une faute de Merino sur Otamendi. A 10 contre 11, l'Argentine tenait bon malgré une frayeur sur une tête de Merino... Mais finalement, l'Espagne trouvait enfin la faille sur une volée de Torres après une remise de Williams (1-0, 106e) ! Un but amplement mérité ! Malgré un ultime frisson sur une volée ratée par Simeone, les Espagnols géraient les dernières minutes et validaient leur second sacre mondial !
La note du match : 3,5/10
Comme souvent dans une finale, l'enjeu a pris le pas sur le jeu. Face à la maîtrise de l'Espagne, l'Argentine a totalement subi les débats et s'est contentée de défendre en distribuant les coups. Une stratégie payante pour neutraliser le jeu de la Roja, dominatrice mais peu dangereuse. Sur un petit rythme, les occasions ont été rares avec finalement un dénouement en prolongation.
Le but :
- Sur un long centre de Porro au second poteau, Williams se bat bien pour effectuer une remise de la tête dans la surface devant Molina. Absolument seul, Torres arme une belle volée pour faire trembler les filets (1-0, 106e).
Les NOTES des joueurs
Maxifoot a décerné une note (sur 10) commentée à chaque joueur.
L'homme du match : Ferran Torres (7,5/10)
Le héros de la Roja ! Entré à la 62e minute, l'Espagnol a été immédiatement dangereux sur une tête sur Emiliano Martinez. Remuant, il a posé des problèmes aux défenseurs argentins par sa vivacité mais a manqué d'efficacité sur ses premiers ballons. Et finalement, en prolongation, le joueur du FC Barcelone a profité d'une remise de la tête de Williams pour trouver le chemin des filets d'une volée. Il va rester dans l'histoire de son pays !
ESPAGNE :
Unai Simón (5,5) : auteur d'une excellente Coupe du monde 2026, le gardien de l'Espagne a encore tenu son rang sur cette finale. Sans être en grand danger sur l'ensemble de la rencontre, le portier de l'Athletic Bilbao a répondu présent sur certaines situations. En début de partie, on a par exemple apprécié sa bonne sortie lointaine devant Messi.
Pedro Porro (7) : décisif contre la France (2-0), le latéral droit de l'Espagne a également été à la hauteur sur cette affiche. Sur le plan défensif, le joueur de Tottenham a été globalement attentif sur les tentatives de Gonzalez dans sa zone. Intéressant sur ses courses, il a été surtout très juste sur le plan technique pour combiner avec ses partenaires. Il faut bien évidemment souligner son centre pour Williams sur le but de Torres.
Pau Cubarsí (7) : sur la lancée de sa belle Coupe du monde 2026, le jeune talent de l'Espagne a dégagé une vraie sérénité ce dimanche. Dans sa zone, le défenseur central du FC Barcelone a parfaitement maîtrisé les offensives de l'Argentine. Autoritaire dans ses interventions, il a été, comme à son habitude, précis dans ses premières relances. Sur une frappe lointaine, l'Espagnol a mis Emiliano Martinez en difficulté. A noter qu'il a provoqué le second carton jaune de Fernandez.
Aymeric Laporte (6) : tout comme Cubarsi, le défenseur central de l'Espagne a été sérieux sur cette finale. Sans être en grand danger sur les offensives de l'Argentine, le natif d'Agen a été bon dans sa gestion de la profondeur sur les longs ballons adverses. Puis grâce à ses qualités techniques, il a été propre dans ses transmissions. Remplacé à la 99e minute par Eric Garcia (non noté).
Marc Cucurella (5,5) : un match simplement correct. Opposé à De Paul, le latéral gauche de l'Espagne n'a pas eu besoin de forcer son talent sur le plan défensif. En revanche, dans le jeu, son impact sur ses montées a été bien limité par la présence de l'Argentin dans cette zone pour épauler Montiel. Il n'a pas été en mesure de faire la différence sur ses centres.
Rodri (7,5) : excellent face à la France (2-0), le milieu de terrain de l'Espagne a encore crevé l'écran sur cette finale. A la récupération, le joueur de Manchester City a été à son avantage dans les duels et a coupé plusieurs offensives adverses. Puis bien évidemment, il a dicté son tempo dans l'entrejeu en orientant le jeu de son pays avec une grande précision. Remplacé à la 99e minute par Martin Zubimendi (non noté).
Fabián Ruiz (5,5) : toujours préféré à Pedri, le milieu de terrain de l'Espagne a été correct. Dans le bon tempo, le Parisien a participé à la maîtrise de la Roja en apportant sa qualité technique. Sans être toujours dominateur dans les duels, il a bien répondu à l'agressivité des Argentins malgré des difficultés à peser sur ses projections. Remplacé à la 62e minute par Pedri (6), qui a été dans la continuité de son compatriote. Grâce à la maîtrise de son pays, le talent du FC Barcelone a été très précis dans ses transmissions pour orienter le jeu des siens.
Lamine Yamal (6) : le prodige de l'Espagne a été intéressant dans ses percussions. Dès les premières minutes, l'ailier du FC Barcelone a profité d'une remise d'Olmo pour se créer une première occasion, mais sa frappe, déviée par Lisandro Martinez, a terminé sur Emiliano Martinez. Par la suite, il a posé des problèmes à Tagliafico sur ses tentatives individuelles, mais n'a pas trouvé la faille. Moins présent en seconde période, l'Espagnol a tout de même été dangereux sur coup franc, mais Emiliano Martinez a été solide.
Dani Olmo (5,5) : positionné entre les lignes, le milieu offensif de l'Espagne n'a pas démérité sur cette rencontre. En début de partie, il a d'ailleurs été l'auteur d'une remise bien sentie sur l'occasion de Yamal. Dans le bon rythme dans les duels, le joueur du FC Barcelone a participé au pressing payant de son pays pour mettre la pression sur les Argentins. Juste techniquement, il a été cependant peu dangereux pour Emiliano Martinez. Remplacé à la 75e minute par Mikel Merino (6), dont l'impact a été intéressant. Dans ses projections, le joueur d'Arsenal a immédiatement apporté un profil différent pour peser dans la zone de vérité. Avec un volume de jeu positif, il a créé du mouvement.
Álex Baena (4,5) : une copie moyenne pour le milieu offensif de l'Espagne. Comme à son habitude, le joueur de l'Atletico Madrid a été irréprochable dans ses efforts en se battant sur tous les ballons. En revanche, sur le plan offensif, l'Espagnol a eu du mal à faire des différences sur ses tentatives individuelles. Il a joué très simplement pour combiner avec ses partenaires. Remplacé à la 75e minute par Nico Williams (6,5), qui n'a jamais rien lâché. Sur ses tentatives individuelles, l'Espagnol n'a pas été en grande réussite. Bien surveillé par Molina, il a été souvent pris. Il a pensé libérer son pays, mais son but a été refusé pour une faute de Merino. Et finalement, l'Espagnol a fait la différence avec cette remise de la tête pour le but de Torres !
Mikel Oyarzabal (4) : pourtant intéressant sur cette Coupe du monde 2026, l'attaquant de l'Espagne a représenté une petite déception sur cette partie. Bousculé dans les duels par l'agressivité des défenseurs argentins, il a eu du mal à peser sur les débats. Maladroit sur plusieurs remises, le joueur de la Real Sociedad n'a pas été capable d'inquiéter Emiliano Martinez. Remplacé à la 62e minute par Ferran Torres (7,5), lire le commentaire ci-dessus.
ARGENTINE :
Emiliano Martínez (7) : le gardien de l'Argentine a livré une copie sérieuse ce dimanche. En début de partie, le portier d'Aston Villa a signé une intervention rassurante en stoppant une frappe de Yamal déviée par Lisandro Martinez. Par la suite, il a répondu présent sur les tentatives espagnoles, notamment sur une tête de Torres puis un coup franc de Yamal. Même battu par Torres en prolongation (il aurait peut-être dû sortir sur le centre de Porro), l'Argentin a encore représenté une satisfaction pour son pays.
Gonzalo Montiel (5) : préféré à Molina, le latéral droit de l'Argentine a laissé une impression correcte. Sur le plan défensif, il n'a pas pris l'eau face à Cucurella et Baena en étant bien aidé par De Paul, mais n'a pas dégagé une grande sérénité, même s'il faut souligner sa bonne intervention dans la surface sur un centre d'Olmo en seconde période. Puis dans le jeu, l'Argentin a été en difficulté avec de grosses imprécisions dans ses passes. Remplacé à la 58e minute par Nahuel Molina (4), auteur d'une performance mitigée. Sur le plan défensif, il a tenu son rang dans un premier temps en remportant la majorité de ses duels. Mais sur le but de Torres, l'Argentin a été trop passif en étant battu par Williams...
Cristian Romero (6,5) : auteur d'une bonne Coupe du monde 2026, le défenseur central de l'Argentine a tenu son rang sur cette affiche. Face aux offensives de l'Espagne, le joueur de Tottenham a été attentif dans sa zone et s'est régulièrement imposé dans les duels. Même dans ses premières relances, il a été rassurant malgré le pressing adverse. Remplacé à la 70e minute par Facundo Medina (5,5). Dans le combat, le Marseillais a été irréprochable. Dans sa propre surface, l'Argentin a réalisé plusieurs interventions pour repousser le danger et s'est bien comporté dans les duels.
Lisandro Martínez (5,5) : une performance sérieuse pour le défenseur central de l'Argentine. En début de partie, il a été pris dans un premier temps sur l'occasion de Yamal, mais s'est rattrapé en déviant la frappe de l'Espagnol sur son gardien. Par la suite, le joueur de Manchester United a eu le mérite d'être agressif dans ses interventions. Attention aussi à quelques relances imprécises. Blessé, il a été remplacé à la 44e minute par Nicolas Otamendi (5,5), qui a apporté son expérience. A plusieurs reprises, l'Argentin a semblé sur un fil, mais a tenu le choc pour repousser les assauts espagnols. Avec sa combativité, il a tout de même été solidaire dans les efforts de son pays.
Nicolás Tagliafico (6,5) : directement opposé à Yamal, le latéral gauche de l'Argentine a vraiment fait de son mieux pour limiter les dégâts. Pris sur la première occasion du prodige de l'Espagne, le joueur de l'Olympique Lyonnais a ensuite eu le mérite de se battre dans les duels et a gratté plusieurs ballons. Sans surprise, il s'est contenté d'un rôle très défensif, mais a été à la hauteur.
Rodrigo De Paul (3,5) : positionné sur le côté droit, le milieu de terrain de l'Argentine avait bien évidemment un rôle essentiellement défensif. Et dans cette mission, il a été plutôt correct pour maîtriser les montées de Cucurella. En revanche, son apport dans le jeu a été franchement limité. A ce poste, il a manqué d'impact dans son couloir pour créer du danger. Remplacé à la 70e minute par Giuliano Simeone (4), qui n'a pas été bien plus inspiré. Comme son partenaire, le joueur de l'Atletico Madrid a surtout défendu. Et sur ses rares offensives, il a été particulièrement brouillon, à l'image d'une volée ratée dans les derniers instants.
Enzo Fernández (2) : malgré la maîtrise de l'Espagne dans le jeu, le milieu de terrain de l'Argentine a tenté de répondre présent sur cette finale. Sans surprise, le joueur de Chelsea a été à la hauteur dans le combat et a été capable de s'imposer dans plusieurs duels. Puis techniquement, il a trouvé des solutions face au pressing de la Roja. Mais à la limite dans ses interventions, l'Argentin a été expulsé, pour deux cartons jaunes, au bout du temps réglementaire.
Alexis Mac Allister (4,5) : une copie moyenne pour le milieu de terrain de l'Argentine. A l'image de son équipe, le joueur de Liverpool a été irréprochable dans ses efforts pour tenter de répondre dans les duels. En revanche, dans le jeu, on attendait tout de même mieux de sa part et il a donné l'impression de subir les évènements face à la pression exercée par les Espagnols.
Nicolás González (3,5) : titularisé à la place de Paredes, le milieu de terrain de l'Argentine a été assez moyen ce dimanche. Comme ses partenaires, il a été exemplaire dans ses efforts en multipliant les courses devant Porro et Yamal. Par contre, offensivement, l'impact du joueur de la Juventus Turin a été réduit avec de grosses imprécisions techniques. Remplacé à la 45e minute par Leandro Paredes (3), dont l'entrée a été décevante. Impliqué dans tous les mauvais coups, l'ancien Parisien a surtout distribué les coups. Dans l'entrejeu, il a totalement subi les débats et n'a jamais semblé dans le bon tempo.
Lionel Messi (3) : brillant sur cette Coupe du monde 2026, le capitaine de l'Argentine n'a pas été trouvé dans de bonnes conditions ce dimanche. Sur cette finale, l'attaquant a été obligé de redescendre très bas pour toucher le ballon. Sur ses rares combinaisons, il a été d'une grande précision technique. Mais sur l'ensemble de la partie, l'ancien Parisien n'a jamais été en mesure de créer du danger sur la cage de Simon.
Julián Álvarez (2,5) : aligné au détriment de Lautaro Martinez, l'attaquant n'a absolument pas justifié la confiance de son sélectionneur Lionel Scaloni. Dans les duels, l'Argentin a été totalement dominé par les défenseurs espagnols et n'a jamais réussi à peser. Trop peu trouvé par ses partenaires, le talent de l'Atletico Madrid a été discret. Remplacé à la 102e minute par Marcos Senesi (non noté).
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ESPAGNE 1-0 ARGENTINE (mi-tps: 0-0) - CdM 2026 - Finale / fin.
Stade : MetLife Stadium, East Rutherford - Arbitre : Slavko Vincic, Slovenia
Buts : Ferran Torres (106e) pour ESPAGNE
Avertissements : -
Expulsions : -
ESPAGNE :
ARGENTINE :
Guide Coupe du monde 2026
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VIDEO : le résumé d'Espagne-Argentine (16minutes02)
Yamal-Messi, un duel très attendu

Blessé, Lisandro Martinez est sorti avant la pause

Dès son entrée, Paredes a fait monter la tension

Au bout du temps réglementaire, Fernandez a été expulsé

Un but a été refusé à Williams pour une faute de Merino

Torres a trouvé le chemin des filets en prolongation (1-0, 106e)

Messi n'a pas retenu ses larmes


Les Espagnols ont raflé toutes les récompenses individuelles

VIDEO : la remise du trophée aux Espagnols
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Rodri a soulevé la Coupe du monde

La belle joie des Espagnols



