

Retrouvailles électriques entre le public du Groupama Stadium et Mattéo Guendouzi. Passé par l'Olympique de Marseille et chambreur reconnu, le milieu de terrain aujourd'hui à Fenerbahçe dispose forcément d'une relation privilégiée avec le public rhodanien.
Avant, pendant et après la victoire - synonyme de qualification - du club turc (2-1) mercredi, en barrage retour de la Ligue des Champions, l'international français a été copieusement sifflé et insulté. Et il a répondu, à sa manière.
Le doigt d'honneur, puis le signe Jul
Lors de l'échauffement, c'est d'abord un doigt d'honneur qu'il a adressé aux ultras lyonnais, lesquels n'ont pas été plus classes en entonnant avant cela de nombreux chants dégradants sur l'arbre généalogique du joueur. Derrière, Guendouzi a - comme très souvent - fait son match, en étant l'un des artisans de la qualification du Fener. Et après le coup de sifflet final, il a quelque peu été dépassé par les émotions : signe Jul, «allez l'OM» à tout-va, et chambrages répétés envers le public et les joueurs lyonnais.
Première échauffourée sur la pelouse, puis une seconde dans le couloir qui mène au vestiaire, à priori lancée par... un adjoint lyonnais, excédé. «Il s'est fait insulter tout le match et à l'échauffement, c'est vrai. Mais aujourd'hui, on est des professionnels, on se fait insulter sur tous les terrains à l'extérieur et ce n'est pas pour autant qu'à chaque fin de match il y a des débordements», a tout de même lancé Corentin Tolisso, lui qui ne s'est pas privé pour aller glisser quelques mots à l'ancien Marseillais, au micro de Canal +.
Un comportement «irresponsable» pour Tolisso
«Je lui ai juste dit d'aller fêter avec son équipe, de rester humble dans la victoire. Laisse les supporters de l'OL, ils sont déjà assez frustrés comme ça. On sait que le match était compliqué, il y avait beaucoup d'arrêtés. Je sais ce qu'il s'est passé en 2017 avec Besiktas, donc il n'y a pas besoin de faire ce genre de choses. Je pense que c'est irresponsable. J'espère qu'il apprendra et que ça le fera grandir», a insisté le champion du monde 2018, outré par le comportement de son compatriote.
Sur les réseaux sociaux ou sur le plateau de Canal+, nombreux sont ceux qui, comme Tolisso, se sont indignés du comportement de Guendouzi. Interrogé en zone mixte, ce dernier reste toutefois droit dans ses bottes. «Mes célébrations ? Si tu veux taquiner, alors ça taquine dans les deux sens. Ils ont insulté ma mère et ma famille. Pour moi, c'était irrespectueux. Après, si on ne peut plus célébrer comme on en a envie, je trouve ça dommage», a-t-il d'abord répondu.
«Tout le monde sait que je suis pour l'OM, je ne l'ai jamais caché. C'est de la taquinerie, ils ont insulté ma famille, si derrière on n'a pas le droit de faire le signe Jul, où on va ? J'en ai vu des matchs où les Lyonnais font des célébrations devant le virage au Vélodrome. Faut que ça marche dans les deux sens. Pour moi, j'ai le droit de célébrer. Le signe Jul, il n'y a rien de méchant», a conclu le milieu de terrain qui, à 27 ans, a peut-être passé l'âge de régler ses comptes comme dans une cour de récréation.
D'après vous, Guendouzi a-t-il dépassé les limites ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire»…