

Trois ans après son départ de Lyon, Bradley Barcola (23 ans) va encore remplir les caisses de son club formateur. Son transfert du Paris Saint-Germain à Liverpool pour 140 M€, bonus compris, doit permettre à l'OL de récupérer jusqu'à 4,9 M€.
Pas grâce à une clause négociée avec Paris, mais au mécanisme de solidarité de la FIFA. Car lors de sa vente au PSG pour 45 M€ plus 5 M€ de bonus en 2023, aucun pourcentage à la revente n'avait été conservé.
50 M€, difficile à refuser à l'époque
Faut-il pour autant reprocher à John Textor, qui menait les négociations, d'avoir mal vendu Barcola ? Sur le montant, difficilement. Quelques mois plus tôt, l'ailier envisageait encore un prêt à Saint-Gall, en Suisse, avant d'exploser durant la seconde partie de saison. Dans ce contexte, 50 M€ représentaient déjà une somme énorme pour un joueur encore très peu expérimenté. Pour un OL sous pression financière, refuser une telle proposition aurait constitué un pari risqué.
La structure du deal pose davantage question. Lyon avait pris l'habitude de protéger ses arrières sur d'autres ventes, avec notamment des intéressements négociés pour Castello Lukeba, Romain Faivre ou Abdoulaye Ndiaye. Même Bruno Guimarães avait quitté le Rhône avec une clause de 20% sur la plus-value, qui vient encore de rapporter environ 7,5 M€ à l'OL après son transfert à Arsenal pour un peu moins de 90 M€ cet été.
Des millions qui feraient du bien aujourd'hui
Avec Barcola, rien de tout cela. Et le contraste pique forcément aujourd'hui. Avec seulement 10% sur la plus-value réalisée par le PSG – une formule qui avait été soumise par le double champion d'Europe durant les négociations – Lyon aurait pu récupérer environ 9 M€ supplémentaires sur une opération à 140 M€. Ajoutés aux 4,9 M€ du mécanisme de solidarité, les revenus liés à ce nouveau transfert auraient alors approché les 14 M€.
Une différence loin d'être anodine pour un club qui vient de manquer la Ligue des Champions et doit encore vendre avant la fin du mercato. Personne ne pouvait évidemment prévoir en 2023 que Barcola vaudrait près du triple trois ans plus tard. Mais au regard des clauses négociées par Lyon sur plusieurs autres ventes, le fait de n'avoir conservé aucun intérêt sur une future revente de Barcola laisse forcément quelques regrets.
John Textor a-t-il commis une erreur avec Bradley Barcola ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans l'espace «Publiez un commentaire» ...