

Et si les difficultés actuelles de l'Olympique de Marseille n'étaient que le début d'une longue période de transition ? Après un été marqué par les ventes et l'absence de recrues, Stéphane Richard prépare déjà les supporters à plusieurs saisons de rigueur. Avec un message clair : le statut du club ne le protège pas des conséquences d'une mauvaise gestion.
S. Richard - «l'OM n'est pas immortel»
Invité des Tangram Talks, le dirigeant marseillais a d'abord confirmé que l'effort dépasserait largement l'exercice actuel. «Un quinquennat, je ne sais pas. En tout cas plus d'une saison, ça, c'est sûr. Je considère que la saison 2026-2027 est celle où on jette les bases de cette reconstruction, qui va être une saison de transition» , a précisé l'ancien président-directeur général d'Orange. Une perspective peu réjouissante sportivement, mais assumée comme indispensable pour remettre les comptes à flot.
Richard a surtout employé des mots particulièrement forts pour décrire le danger. «Quand vous avez une entreprise qui peut perdre plus de 50% de son chiffre d'affaires, on peut dire qu'elle est à risque. Elle est à risque de survie. Elle est à risque aussi sportif. On a des exemples autour de nous : les Girondins de Bordeaux. Ceux qui pensent que l'OM est immortel parce que c'est l'OM se trompent.» Le président ne compare pas directement Marseille à Bordeaux, mais utilise le précédent girondin comme un sérieux avertissement.
La gestion passée clairement visée
L'hommes d'affaires olympien ne cache pas non plus son regard critique sur le modèle des dernières années. «Le club a préféré mettre des ressources sur des achats de joueurs sur le mercato et, à mon avis, pas assez sur le centre de formation. Je suis un président gestionnaire et assez fier de l'être» , a embrayé l'ex-conseiller municipal. Sans citer Pablo Longoria, Richard cible clairement une politique fondée sur des investissements importants et un renouvellement permanent de l'effectif.
Surtout, le dirigeant veut mettre fin à la dépendance envers Frank McCourt. «Je pense que ce qui a un peu manqué dans ce club, c'est de ne pas avoir suffisamment de gestionnaires. En tout cas, je parle des gestionnaires dans le passé. On ne peut pas vivre en dépendant continuellement du bon vouloir d'un actionnaire, aussi fortuné soit-il.» Après des années durant lesquelles le propriétaire américain a régulièrement comblé les déficits, le message est clair : l'OM doit désormais apprendre à vivre davantage avec ses propres moyens.
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