

Nasser Al-Khelaïfi devra bien répondre aux questions de la justice. Suite au signalement de l'association Anticor au mois de mars, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour prise illégale d'intérêts visant le président du Paris Saint-Germain, révèle L'Équipe ce samedi.
Des investigations confiées à la Brigade financière anti-corruption, pour des faits remontant à l'été 2024, lors de l'attribution des droits TV de la Ligue 1.
Textor et Oughourlian s'étaient opposés à NAK
Que reproche la justice à NAK ? D'avoir utilisé ses différentes casquettes - lui qui est également président de beIN Media Group, la maison-mère de beIN Sports, mais aussi membre du conseil d'administration de la LFP - pour influer sur la décision de la Ligue en faveur de DAZN et beIN Sports. À l'époque, les membres du CA disposaient de deux options, à savoir la création d'une chaîne comme Ligue 1+, ou un deal avec les deux plateformes mentionnées plus haut, soit l'option finalement retenue.
L'enquête portera justement sur la manière dont cette décision a été prise, et sur l'influence exercée par NAK. Comme l'avaient révélé L'Équipe et Complément d'Enquête, la réunion débouchant sur cette décision avait été tendue et houleuse, avec notamment des accusations de conflit d'intérêts formulés par l'ex-président de l'Olympique Lyonnais, John Textor, et l'actuel boss du RC Lens, Joseph Oughourlian, à l'encontre d'Al-Khelaïfi. Lequel avait pu compter sur le soutien de Jean-Pierre Caillot, patron du Stade de Reims.
Un nouveau conflit d'intérêts en 2026
Contacté par L'Équipe, l'entourage du dirigeant qatari continue de dénoncer une plainte «absurde», et affirme que ce sont les clubs et les représentants de la Ligue qui avaient demandé à beIN Sports de compléter l'offre de DAZN en prenant un match par journée, pour 100 millions d'euros. Le clan d'Al-Khelaïfi rappelle également que ce dernier n'exerce plus «aucune responsabilité opérationnelle ou exécutive» au sein de la chaîne, laquelle ne diffuse désormais plus le championnat de France.
Depuis, le boss parisien a été visé par de nouvelles accusations de conflit d'intérêts émant de Nicolas De Tavernost, ancien patron de LFP Media, qui reprochait à beIN Sports d'avoir chipé les droits TV du Mondial 2026 à Ligue 1+, malgré des négociations on ne peut plus avancées entre l'actuel diffuseur de la L1 et la FIFA. Lorsqu'il a présenté sa démission en février, l'actuel président du CA de Rennes avait dénoncé un «manque de confiance structurel, notamment du côté de l'actionnaire du PSG».
D'après vous, Al-Khelaïfi sera-t-il reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire»…