

Il devait être l'un des hommes forts du Classique dimanche. Souvent flamboyant dans les grands rendez-vous, Khvicha Kvaratskhelia a pourtant traversé cet OM-PSG (1-2) sans parvenir à enflammer la soirée. Une nouvelle prestation en demi-teinte, qui illustre le début de saison poussif de l'international géorgien.
A Marseille, l'ailier de 25 ans a percuté, provoqué, combiné avec Nuno Mendes et Fabian Ruiz. Mais il n'a jamais réellement réussi à faire basculer la rencontre. Sa tentative de Madjer, passée tout près du but, aura constitué l'un de ses rares éclairs. Luis Enrique l'a finalement remplacé à l'heure de jeu par Ferran Torres, buteur peu après son entrée. Un symbole d'une période où l'ancien Napolitain n'est plus aussi décisif.
Une préparation à digérer ?
Cette baisse de régime interroge forcément, sans pour autant être alarmante. Kvaratskhelia avait pourtant bénéficié d'une préparation estivale complète, après sept semaines de coupure. Cette situation devait lui permettre d'arriver particulièrement frais, lui qui n'avait pas disputé la Coupe du monde. Il avait d'ailleurs lancé sa saison de la meilleure des manières en marquant face à Aston Villa (2-1), lors de la Supercoupe d'Europe.
Mais cette préparation longue pourrait aussi expliquer, au moins en partie, son début de saison poussif. «Une prépa en club dure environ six semaines, lui l'a suivie en entier, il faut qu'il absorbe ces efforts. Du fait de son inactivité plus longue que les autres, la machine peut aussi prendre plus de temps pour tourner à plein régime. Sans compter que certains joueurs sont plus diesel que d'autres. Ça va revenir», a expliqué à L'Equipe un préparateur physique ayant travaillé avec des joueurs du PSG.
Une concurrence moins relevée
En attendant de retrouver davantage de tranchant, Kvaratskhelia conserve un statut important dans le onze parisien. Luis Enrique l'a titularisé à six reprises sur les huit matchs disputés par le PSG, preuve que sa place n'est pas réellement menacée. Avec le départ de Bradley Barcola, la concurrence s'est d'ailleurs amoindrie sur l'aile gauche. Recruté notamment pour lui disputer du temps de jeu, Mika Godts n'a pas encore suffisamment pesé pour pousser le Géorgien dans ses retranchements. Au PSG, le talent de «Kvara» n'est pas remis en cause. Il lui faut seulement retrouver ce frisson qui lui permet habituellement de faire basculer les matchs.
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