

On tient la première image forte de Zinédine Zidane sur le banc de l'équipe de France. Quand Michael Olise a conclu, d'une frappe impeccable dans le petit filet, un rush de 50 mètres offrant la victoire aux Bleus face à la Belgique (1-0) lundi en Ligue des Nations, le double Z s'en est allé donner un grand coup de pied dans un ballon qui traînait par là.
«J'ai commencé à courir parce que je voulais accompagner Michael. Je le voyais partir en dribbles et je sentais qu'il allait marquer. Je le savais. Dans tous les cas, j'étais à fond avec lui», s'est amusé le nouveau sélectionneur tricolore après la rencontre, au micro de TF1. Deux victoires en deux matchs, toujours aucun but encaissé et un style qui s'affirme : ses débuts sont un sans-faute.
Zidane a eu tout juste
Si l'équipe alignée vendredi en Turquie, pour la première de Zidane, avait assuré l'essentiel en gagnant, elle n'avait pas forcément marqué les esprits. Le onze aligné lundi à Bruxelles, pourtant quasiment intégralement renouvelé (seuls Mike Maignan et Maxence Lacroix ont été reconduits), a été beaucoup plus séduisant. Dominateurs inefficaces pendant 88 minutes, les Bleus ont finalement été récompensés par leurs entrants, Rayan Cherki au départ et Olise pour tout le reste, sur le but de la victoire.
Les progrès sont significatifs, et les résultats donnent raison à l'approche de Zidane. À ses choix d'hommes - parfois curieux dans le bon sens du terme -, à son turnover, et à la philosophie qu'il essaie de mettre en place. «On veut courir avec le ballon, pas derrière. De temps en temps, il faut le faire, mais on n'aime pas ça nous les Français. J'insiste sur le message de garder le ballon et de le faire circuler le plus vite possible», a-t-il martelé en conférence de presse.
Maintenant, le Stade de France
Après deux succès à l'extérieur, Zizou va désormais retrouver son public. Vendredi, le sélectionneur des Bleus fera son grand retour au Stade de France, cette enceinte qui l'a vu inscrire son doublé légendaire en finale de la Coupe du monde 1998. Vingt-huit ans plus tard, le héros de Saint-Denis s'apprête à vivre une nouvelle soirée particulière dans un stade qui, pour sa première à domicile dans un costume, affichera complet.
Face à l'Italie, un adversaire ô combien spécial lorsqu'on évoque le nom de Zidane, le décor sera donc idéal pour mesurer les premiers effets de cette nouvelle ère. L'antre dionysien attend son ancien héros, mais aussi ses nouveaux Bleus : une équipe qui veut continuer à gagner, séduire davantage son public et confirmer son excellent début de parcours en Ligue des Nations.
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