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le 03/10/2026 à 14h15

Italie : finalement, elle n'est pas si mal...

Italie : finalement, elle n'est pas si mal...
Alessandro Bastoni a égalisé au Stade de France.
Après trois Coupes du monde consécutives manquées, l'Italie a largement perdu de son prestige ces dernières années. Sans annoncer un quelconque retour au premier plan, le nul obtenu en France (1-1), vendredi, a confirmé une impression naissante : la Nazionale de Roberto Mancini commence à retrouver de la consistance.

Il ne fallait pas s'attendre à voir l'Italie venir au Stade de France dicter sa loi. Face à une équipe de France supérieure individuellement, les Azzurri ont beaucoup défendu et beaucoup subi après la pause. Ils l'ont plutôt bien fait.


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Compacts, disciplinés et rarement paniqués dans leurs sorties de balle, les Italiens ont surtout rappelé une vieille caractéristique de leur sélection : même dominés, ils peuvent rendre un match particulièrement pénible à leur adversaire.

Une vraie solidité

La première période l'a bien montré. Les Bleus ont davantage eu le ballon, mais les meilleures occasions ont été italiennes, avec notamment l'énorme opportunité manquée par Moise Kean puis la tentative de Davide Frattesi. Après la pause, la pression française s'est accentuée et Gianluigi Donnarumma a dû sortir plusieurs arrêts importants, devant Désiré Doué, Ousmane Dembélé puis Michael Olise, avant de s'incliner sur une superbe frappe du Bavarois. Subir au Stade de France n'a rien d'infamant. Encore faut-il savoir résister, et l'Italie a répondu treize minutes plus tard : Alessandro Bastoni a intercepté une relance risquée sur Lucas Da Cunha avant de battre Mike Maignan du gauche.

«Nous avons été bons pour concéder peu. Nous sommes en train de devenir une équipe» , a apprécié l'ancien coach de l'Inter et de Manchester City après la rencontre. Le sélectionneur transalpin a surtout insisté sur la capacité de ses joueurs à défendre et attaquer ensemble, mais aussi à essayer de jouer lorsque l'occasion se présentait face à une équipe supérieure sur le papier. La fin de match a d'ailleurs tourné à leur avantage, avec l'expulsion pour un second avertissement de Dayot Upamecano. Une évolution déjà visible trois jours plus tôt avec le succès en Turquie (1-4), après des débuts beaucoup plus compliqués contre la Belgique (0-2).

Un noyau loin d'être inexpérimenté

La liste élargie du coach champion d'Europe en 2021 comporte de nombreux nouveaux visages – neuf au total – et peut donner l'impression d'une sélection en reconstruction totale. Le onze réellement utilisé montre pourtant autre chose. Donnarumma, Bastoni, Riccardo Calafiori, Giorgio Scalvini, Sandro Tonali ou Nicolò Barella évoluent ou ont déjà évolué au plus haut niveau européen. Même sans posséder la profondeur ni le talent individuel de la France, l'Italie dispose donc d'un noyau suffisamment expérimenté pour construire quelque chose de cohérent autour des plus jeunes.


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Devant, tout reste évidemment moins impressionnant. Francesco Pio Esposito a offert un point d'appui intéressant dos au but et Kean a posé des problèmes par sa puissance et ses appels jusqu'à faire dégoupiller Upamecano. Rien qui permette encore de parler d'une grande équipe retrouvée. Mais après trois absences consécutives au Mondial, enchaîner deux prestations aussi consistantes constitue déjà un signal. Avec encore du travail, cette Italie pourrait rapidement redevenir ce qu'elle a si souvent été : un adversaire dont personne n'a vraiment envie de croiser la route.

Que pensez-vous du nouveau visage de l'Italie ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …

Par Youcef Touaitia, le 03/10/2026 à 14h15

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