

Avec 26 matchs toutes compétitions confondues, 1 211 minutes et deux passes décisives, Arthur Vermeeren (21 ans) n'a jamais réellement réussi à s'imposer à Marseille. Pourtant, l'ancien joueur de l'Atletico Madrid estime avoir plutôt bien lancé son aventure.
Progressivement installé dans la rotation à l'automne, avec plusieurs titularisations en Ligue 1 et en Ligue des Champions, il pensait avoir gagné la confiance de Roberto De Zerbi. Jusqu'au 4 janvier et cette expulsion dès la 26e minute contre Nantes (0-2).
A. Vermereen – «ce carton rouge stupide a tout changé»
«J'avais plutôt bien commencé à Marseille. Jusqu'à ce carton rouge stupide. Ça a tout changé pour moi» , reconnaît Vermeeren dans Het Laatste Nieuws. Derrière, son temps de jeu s'effondre. Jusqu'au départ du manager italien, qui démissionne après la lourde défaite contre le Paris Saint-Germain (5-0) début février, le Belge ne grappille quasiment plus que quelques minutes en championnat. Il retrouvera ensuite davantage le terrain par intermittence sous la nouvelle direction, sans jamais récupérer la place qu'il commençait à se faire avant son expulsion.
Le Flamand assume d'ailleurs largement sa part de responsabilité. Plus largement sur cette période, il reconnaît avoir connu des moments où il ne «méritait pas de jouer» et avoir dû devenir encore plus professionnel dans son alimentation, son sommeil et sa récupération. Il ne reproche pas non plus à De Zerbi sa dureté. «Il ne pensait pas à mal. De Zerbi est simplement très dur et direct. Il m'accordait beaucoup de confiance et, quand on commet une telle erreur, il faut en assumer les conséquences.» Même si certains coéquipiers jugeaient son sort sévère, le jeune milieu estime que «ça fait partie du football» .
Aucun règlement de comptes avec De Zerbi
Le Diable Rouge refuse également de présenter les critiques publiques du technicien désormais à Tottenham comme une attaque personnelle. Lorsque De Zerbi expliquait devoir «constamment jouer au psychologue» , Vermeeren assure ne pas l'avoir mal pris. Les deux hommes ont d'ailleurs encore échangé à plusieurs reprises après son déclassement, même si le milieu préfère garder le contenu de leurs discussions pour lui. Une relation compliquée sportivement, donc, mais pas le conflit ouvert que certaines déclarations pouvaient laisser imaginer.
Même démenti concernant la supposée bagarre avec Geoffrey Kondogbia à l'entraînement. «C'est complètement faux. Les médias en ont fait tout un cirque» , tranche Vermeeren. Il reconnaît une séance tendue au lendemain d'une défaite, avec des remplaçants frustrés, des duels engagés et beaucoup d'intensité, mais assure qu'aucun combat n'a éclaté. Au moment de regarder en arrière, son discours reste finalement assez limpide : pas de guerre avec De Zerbi, pas de bagarre avec Kondogbia, mais une erreur contre Nantes qui, selon lui, a profondément changé le cours de son passage à l'OM.
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