

Qu'adviendra-t-il de Manchester City dans six mois ? Dans un an ? Dix ans ? C'est une inconnue qui aurait pu plonger le club dans un doute profond, deux semaines après le verdict d'une commission indépendante sur le «procès du siècle».
Reconnus coupables de 114 infractions au règlement financier de la Premier League entre 2009 et 2018 et donc exposés à un avenir flou à court terme, les Skyblues n'ont pas donné l'impression de gamberger. Ils ont corrigé Liverpool (3-0), dimanche, en championnat.
Un contexte que personne n'ignore
Il n'était pourtant pas question d'ignorer le contexte. En tribunes, des centaines de supporters mancuniens présents dans le parcage d'Anfield ont gonflé des bananes géantes, en hommage à une tradition née à la fin des années 1980, quand le football anglais était encore gangréné par la violence et que le club traversait une période d'instabilité. Près de 40 ans plus tard, cet héritage reste une marque de fabrique du club lorsqu'il s'agit d'affronter des moments de doute. De l'autodérision, mais aussi beaucoup d'inquiétude : ce n'était donc pas un hasard de voir ces bananes gonflables dans les gradins.
Sur le terrain, il n'y avait pas de place pour les tergiversations. En supériorité numérique pendant une demi-heure suite à l'expulsion de Ryan Gravenberch, City a profité de cet avantage pour corriger les Reds (3-0), grâce à des buts d'Erling Haaland, Jérémy Doku et Rayan Cherki. La victoire d'un collectif renforcé. «Nous sommes vraiment soudés, plus proches que jamais, et je pense qu'il faut rester unis. Ça nous donne cette détermination de monter sur le terrain, alors que tout le monde est contre nous, et de renverser la situation», a estimé le milieu Elliot Anderson.
Maresca vit le chaos sereinement
Manchester City a enchaîné un sixième succès en autant de matchs de Premier League cette saison, afin de conforter sa première place au classement. Sur le terrain, tout va pour le mieux, et c'est tout ce qui compte pour le manager Enzo Maresca. «Je ne peux pas contrôler les choses en dehors du football, alors pourquoi stresser ? J'essaie de stresser en termes de plan de jeu, jour après jour, séance d'entraînement après séance d'entraînement, mais le reste ? Je ne sais pas ! Ce n'est pas entre mes mains», a évacué l'Italien. En attendant de connaître son sort, City entend bien savourer ses derniers bonbons…
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