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le 23/10/2026 à 12h29

Getafe : la défense, Bordalás, le président... Tout le monde craque

Getafe : la défense, Bordalás, le président... Tout le monde craque
Sale soirée pour José Bordalás...
Habitué à faire de Getafe une équipe difficile à manoeuvrer, José Bordalás a vécu une soirée désastreuse contre Lugano (2-5), jeudi en Ligue Conférence. Une humiliation à domicile qui a déclenché une violente passe d'armes entre l'entraîneur espagnol et son président Ángel Torres. Au point de menacer une collaboration pourtant historique.

Il y a des défaites qui passent beaucoup moins bien que d'autres. Celle concédée par Getafe face à Lugano en fait partie. Non seulement le club madrilène a encaissé cinq buts devant son public pour la première fois depuis 2016, mais il a surtout sombré dans un domaine qui constitue habituellement sa grande force : la défense.


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Pour José Bordalás, dont la réputation s'est bâtie sur la rigueur tactique, l'agressivité et l'art de faire déjouer l'adversaire, le coup est particulièrement rude. Et les conséquences pourraient dépasser largement le terrain.

Le système Bordalás prend l'eau

En Espagne, Bordalás est un personnage à part. Son football, souvent critiqué pour son manque de spectacle, repose sur une organisation compacte, des duels incessants et une pression permanente sur l'adversaire. Peu importe la manière, l'essentiel est de ne rien offrir. Une recette qui a longtemps fait ses preuves à Getafe, avec une montée en Liga en 2017, une cinquième place en 2019 et plusieurs campagnes européennes. Loin de l'image peu flatteuse qu'il renvoie parfois à l'extérieur, le technicien bénéficie d'un véritable crédit pour avoir installé un club aux moyens limités parmi les équipes les plus pénibles à affronter en Espagne. Mais jeudi, tout ce qui faisait sa force a volé en éclats.

Face à Lugano, Getafe a pourtant ouvert le score dès la première minute. Six minutes plus tard, les Suisses avaient déjà renversé la situation, avant de rejoindre les vestiaires avec deux buts d'avance. Bordalás, qui avait choisi de faire tourner, a dû rappeler ses titulaires à la rescousse. Sans succès. «J'ai été obligé de faire entrer les titulaires parce que le ridicule était évident et pouvait être encore plus grand. Quand les gens me demandent de faire des changements et que je ne le fais pas, voilà pourquoi», a lâché le coach madrilène après la rencontre. Une sortie cinglante pour ses remplaçants, mais qui n'était qu'un avant-goût de la suite.

Du naufrage au règlement de comptes

Car Bordalás ne s'est pas arrêté à ses joueurs. L'entraîneur a également dénoncé une politique sportive incapable de répondre aux exigences du calendrier. «Nous n'avons pas les moyens de jouer trois compétitions, nous n'avons même pas les moyens d'en jouer une seule», a asséné l'homme de 62 ans, avant de viser directement sa direction : «Je me sens trompé, les promesses qui m'ont été faites année après année n'ont pas été tenues.» Une accusation lourde, qui a immédiatement provoqué la colère d'Ángel Torres. Interrogé par la Cadena SER, le président n'a pas cherché à calmer le jeu. «Il a signé parce qu'il le voulait. De toute façon, la porte est ouverte. Si nous sommes si mauvais, qu'est-ce qu'on peut y faire ?», a répliqué le dirigeant, qui estime disposer du meilleur effectif de son mandat.


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En juin, Bordalás prolongeait pourtant son contrat jusqu'en 2028. En septembre, il décrivait encore sa relation avec Torres comme «fantastique». Et lundi dernier, le président lui remettait un maillot commémoratif pour ses 350 matchs sur le banc de Getafe. Quatre jours plus tard, les deux hommes règlent publiquement leurs comptes. «Il faut vraiment avoir un sacré culot pour dire que je l'ai trompé après trente ans», s'est emporté Torres, qui a également demandé à son entraîneur de respecter ses joueurs. Derrière cette dispute, les désaccords sur le recrutement semblent avoir fini par user une relation longtemps fructueuse. Bordalás a bâti sa réputation sur sa capacité à tirer le maximum de moyens limités. Reste à savoir si celui qui a si souvent réussi à verrouiller les matchs pourra encore empêcher son propre club de se fissurer.

José Bordalás et Ángel Torres peuvent-ils surmonter cette crise à Getafe ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

Par Youcef Touaitia, le 23/10/2026 à 12h29

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