Un véritable coup de tonnerre ! Malgré son départ en plein rassemblement début octobre, l'attaquant Cristiano Ronaldo (41 ans, 234 sélections et 146 buts) avait été pardonné par le Portugal avec une sanction risible : une amende de 255 euros et une suspension de 30 jours. Alors que le buteur d'Al-Nassr était attendu dans la liste du sélectionneur Jorge Jesus, le Lusitanien a officiellement annoncé sa retraite internationale ce jeudi.
"Au peuple portugais, le jour est arrivé pour moi de rendre le numéro 7 de notre sélection nationale. Je n'ai jamais eu le sentiment qu'il n'appartenait qu'à moi. Mais pendant 23 ans, j'ai eu le privilège et la responsabilité de le porter, de le défendre et de l'avoir sur moi dans des stades du monde entier. Aujourd'hui, il est temps de le passer à la prochaine génération. Cette décision n'a pas été facile. Car certaines décisions ne viennent pas seulement de l'esprit. Elles viennent aussi du coeur. Cette aventure, qui a débuté en août 2003 et a changé ma vie pour toujours, arrive à sa fin. Quand je regarde tout ce que j'ai vécu avec l'équipe nationale, je ne vois pas seulement des matchs, des buts, des records ou des trophées. Je vois un peuple. Je vois des Portugais immigrés à l'étranger qui, pendant 90 minutes, se sont sentis plus proches de chez eux. J'ai vu des millions de Portugais que je n'avais jamais rencontrés, devenir une partie de ma vie. Au final, le football est bien plus qu'un jeu. Le football, ce sont les gens. Tout au long de ma carrière avec l'équipe nationale, j'ai toujours repoussé mes limites. Je voulais gagner. Je voulais être meilleur. Je voulais faire l'histoire. J'ai toujours demandé le maximum de moi-même. Je voulais toujours plus. J'ai toujours pensé que nous pouvions aller encore plus loin. Et j'ai tout donné pour ce maillot. Il y a eu des soirées parfaites. Des victoires que je n'oublierai jamais. Il y a eu des défaites qui sont toujours douloureuses. J'ai fait des erreurs. J'ai souffert. Il y a eu des moments où je n'ai pas pu donner au peuple portugais ce qu'il voulait désespérément. Mais je n'ai jamais abandonné. Et surtout, je n'ai jamais arrêté d'être fier de représenter le Portugal. A travers les années, j'ai appris des choses très simples : les buts passent, les trophées finissent dans des musées, les records sont battus. Mais il y a une chose que le temps ne peut pas effacer : la place que tu occupes dans le coeur des gens. Si j'ai réussi à vous rendre heureux, si l'un de mes buts vous a permis d'enlacer quelqu'un, d'oublier vos préoccupations ou de vous rendre fier de notre pays, alors ça valait le coup. Car être Portugais, c'est aussi ça. Nous avons souffert ensemble, nous nous sommes battus ensemble. Le Portugal a besoin de jeunes qui osent rêver. Des joueurs qui n'abandonnent pas. De nouvelles générations qui vont croire qu'il est possible de faire ce qui n'a jamais été fait. Un pays qui crée de nouveaux héros est un pays qui n'arrête jamais de croire en lui-même. Pour mes coéquipiers, je veux dire quelque chose de spécial. Merci pour toutes les courses, pour toutes les célébrations, pour toutes les disputes, pour tous les silences avant d'entrer sur un terrain, pour toutes les victoires et toutes les défaites qui nous ont rendu plus fort. J'ai eu le privilège d'être votre capitaine, mais un capitaine n'est jamais seul. Et vous serez toujours une partie de mon histoire. A tous les entraîneurs, dirigeants, docteurs, staffs et tous les autres qui ont travaillé à mes côtés lors de ces années, merci. Beaucoup d'entre vous n'ont jamais été sur les photos, mais sans vous, ces photos n'auraient jamais existé. A ma famille, merci d'avoir partagé ce rêve avec moi. Merci d'avoir compris mes absences, mes sacrifices et le temps que j'ai passé avec la sélection plutôt qu'avec vous. Au peuple portugais, à tous les Portugais dans le monde, il y a une dernière chose que je veux vous dire. Il y a une image que je vais toujours garder avec moi. Ce moment où notre hymne national commence. Quand je regardais autour de moi avec mes coéquipiers, je pouvais voir des enfants, des mères, des pères et des grands-parents, des Portugais qui traversaient le monde pour nous voir. Et pendant ces minutes, nos différences disparaissaient. Aucun club, aucune couleur, aucune classe sociale, aucune profession, aucune opinion. Il y avait une seule passion : le Portugal. Ce sentiment, je vais le garder en moi pour le restant de ma vie. Aujourd'hui, mon aventure sur le terrain avec la sélection nationale se termine. Je pars la tête haute. Fier du chemin que j'ai choisi, et en sachant que j'ai tout donné pour le Portugal. Mais je ne vais jamais arrêter d'être l'un des vôtres. Je vais continuer de souffrir, de supporter et de célébrer toutes les victoires portugaises avec un siuuu. J'ai passé ma vie à travailler pour être le meilleur joueur du monde. Aujourd'hui, je réalise que ma plus grande victoire a été de mériter cet honneur de représenter le meilleur pays du monde. Merci pour ces 23 années. Merci d'avoir cru en moi. Merci de m'avoir permis de vivre un rêve qui a commencé quand j'étais seulement un petit garçon à Madère. Le numéro 7 va rester. La fierté de l'avoir porté sera toujours en moi. Portugal, tu seras toujours une partie de moi", a commenté CR7.
Meilleur buteur de l'histoire de la Seleção das Quinas, Ronaldo a été l'un des grands artisans des trois premiers titres majeurs de son pays : l'Euro en 2016 et la Ligue des Nations en 2019 puis 2025. Une véritable légende du Portugal malgré une fin amère.| Brève lue par 18.152 visiteurs |